Le ministre du Budget, François Baroin l'a annoncé dans les colonnes des Échos (6/7/2010) : « Entre 2010 et 2011, ce sont 40 milliards d'euros qu'il faut trouver. » Et quand on cherche, on trouve, mais pas forcément là où l'on s'y attendait... Un premier volet, à hauteur de 15 milliards, correspond à la non-reconduction des mesures du plan de relance. Le rattrapage des recettes fiscales après la crise devrait, et c'est le second volet, ramener 11 milliards d'euros. Enfin, les économies dans les dépenses de tous les acteurs publics, troisième et dernier volet, devraient représenter 14 milliards d'euros.
Une rigueur qui ne veut toujours pas dire son nom. Et décidément, rien ne semble pouvoir échapper à cette rigueur, pas même les aides sociales qui vont subir des coupes franches : aides au logement, aux emplois à domicile, aux demandeurs d'emploi, aux handicapés, toutes sont concernées.
Autre point qui a provoqué l'indignation de l'Union sociale pour l'habitat, le prélèvement sur les organismes HLM de 340 millions d'euros par an. « Ce qui se joue là, c'est la fin d'un modèle fondé sur le rôle redistributif d'un État garant de la solidarité nationale et son remplacement par un modèle injuste basé sur le financement, par les ménages les plus modestes, des aides au logement qui leur sont destinées. » Cette ponction annoncée représente plus de 2 % des loyers collectés en 2010, ce qui, selon le mouvement HLM constituerait « un véritable hold-up sur les moyens du logement social » et mettrait en cause la construction de nouveaux logements.
Quand on sait que dans de nombreuses collectivités la gestion du volet social se fait de plus en plus sous haute tension... Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?...