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TERRITOIRES

Avenir des écoles rurales : l'AMRF consternée

LA RÉDACTION, LE 26 JUILLET 2010
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À l'origine de la colère des élus ruraux, un document de travail du Ministère de l'Éducation, et qui n'aurait pas dû en sortir..., intitulé « Augmentation de la taille des classes dans le 1er degré ». On peut notamment y lire : « Le nombre d'élèves par classes, toutes zones confondues varie au niveau académique entre 21,47 (Martinique) et 25,08 (Paris). Par département, la dispersion est plus forte : 15,13 en Lozère et 24,95 (Essonne). Ces écarts s'expliquent par la ruralité. Il faut souligner aussi qu'en RAR (Réseau Ambition Réussite) il y a environ 2 élèves de moins par classe qu'en zone hors éducation prioritaire (21,75 au lieu de 23,80). Le pourcentage d'écoles à classe unique est très contrasté selon les académies métropolitaines (hors Paris) : il varie de 1,96 % (Nice) à 22,84 % (Dijon). Pour les écoles de 1 à 2 classes, la dispersion est encore plus large : 5,35 % (Versailles) et 46,35 % (Dijon). En moyenne nationale, 42,44 % des communes participent à un RPI (Regroupement pédagogique intercommunal), mais dans l'académie de Rennes ce pourcentage est de 11,83 % alors qu'il est de 78,92 % dans celle de Reims. Des possibilités existent donc dans certaines académies pour réduire le nombre d'écoles par création de RPI. » En clair, il est en effet demandé aux recteurs d'académie de supprimer un maximum de classes, et même des écoles, à faibles effectifs, pour gagner des postes parce que pour le Ministère : « Une augmentation d'un élève par classe en moyenne devrait se traduire, au niveau national, par une économie de près de 10 000 classes. » Une logique comptable qui dérange Dans un communiqué, l'Association des Maires ruraux (AMRF) a fait part de sa très vive inquiétude concernant l'avenir des écoles rurales. « Si elles sont confirmées, ces pistes visant à la réduction du nombre de postes porteront un coup sans précédent aux écoles rurales. D'un intérêt pédagogique plus que contestable même si la qualité de l'enseignement ne se limite pas aux seules questions des effectifs d'enseignants, les « leviers académiques identifiés » auront des conséquences négatives sur les écoles rurales, l'accueil et l'organisation des activités périscolaires. » Pour l'association des élus ruraux, l'augmentation du nombre d'élèves par classe, le relèvement des seuils de fermeture et d'ouverture de classe, la baisse de la scolarisation des enfants de 2 ans, le regroupement de petites écoles n'ont qu'un but, par ailleurs froidement assumé : « la fermeture de classes et d'écoles en particulier dans les communes rurales. » Les Maires ruraux de France refusent que de tels objectifs, étayés par une approche strictement théorique et comptable, sans aucune relation au territoire, notamment en termes de distance et de densité de population, soient envisagés. Ils dénoncent avec la plus grande fermeté une méthodologie qui « se voulant soi-disant indolore, aura en réalité des conséquences fâcheuses sur les effectifs dans les classes, la pratique des langues et le soutien aux élèves en difficulté déjà passablement pénalisés avec la suppression des Rased. » L'Éducation nationale ne doit pas faire l'impasse sur les communes qui connaissent un essor démographique, ni pénaliser plus encore celles qui baissent en effectif scolarisé, insiste l'AMRF. « L'effort des communes dans la création de RPI doit être reconnu et leur concentration ne doit pas être poussée plus loin, sauf à vouloir délibérément augmenter la fatigue des élèves et le coût des transports. » L'AMRF demande que soient rendus publics, pour chaque académie, les résultats et prévisions collectés pour l'élaboration du schéma et rappelle, conformément à la Charte des Services publics en milieu rural, que l'Inspecteur d'Académie est dans l'obligation d'informer les élus locaux de tout projet de fermeture de classe au moins deux ans à l'avance. Et les élus ruraux de conclure : « Au lendemain des Assises des territoires ruraux et des conclusions du CIADT, l'Éducation nationale ne peut s'exonérer de ses obligations vis-à-vis des ZRR et plus largement des habitants des territoires ruraux. Si les engagements n'étaient pas tenus, l'Éducation nationale perdrait toute crédibilité aux yeux des élus, entraînant avec elle l'État dans son discrédit. »


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