Il ne se passe pas une année sans que les associations d'élus, de patients ou les médias ne tirent la sonnette d'alarme face à la raréfaction grandissante de l'offre médicale. Et généralement, dans les communes, ce sont d'abord les élus que l'on interpelle. Que font-ils ? Que peuvent-ils faire pour attirer médecins généralistes ou spécialistes dans leur commune ?
La loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires donne aux Agences régionales de Santé des pouvoirs considérables d'organisation, de coordination, de programmation, mais dans un contexte de diminution annoncée des ressources financières, imposant des regroupements d'établissements, des fermetures d'activités et, en conséquence, suscite de nouvelles inquiétudes.
L'équation est simple : d'un côté, la demande des Français s'accroît, notamment à cause du vieillissement de la population, de l'autre, les professionnels de santé recherchent des modes d'exercice diversifiés, plus souples, moins isolés et dans un contexte d'installation favorable. Les attentes sont claires et aussi légitimes les unes que les autres. Mais est-ce pour autant une équation impossible à résoudre ? Les élus qui sont chaque jour confrontés à ce casse-tête ne désarment pas pour autant et tentent, à l'échelle de leur territoire et selon leurs ressources propres, de mettre en place des solutions pour attirer les praticiens. Leurs efforts sont plus que louables, mais une chose est certaine, ils se sentent parfois bien isolés. Alors, comment assurer à chaque citoyen un égal accès à la prévention et aux soins ? Comment faire évoluer ce qui, dans les pratiques de chacun y fait obstacle, comment, tous ensemble, construire des projets locaux de santé, tenant compte des besoins, des ressources et des spécificités de chaque territoire ? Quelles possibilités d'intervention, quelle responsabilité et quel rôle nouveau pour les maires dans ces nouvelles organisations à inventer ? Ce sont toutes ces questions qu'abordera l'atelier « Tous acteurs de la santé dans nos villes et nos campagnes ! »