L'élevage laitier reste une activité économique majeure pour le maintien de l'emploi et du tissu rural dans près de la moitié des régions européennes. Il valorise un tiers des surfaces agricoles, notamment en zones défavorisées, contribuant aussi à la production de biens publics essentiels : l'eau, l'air, le sol, la biodiversité et le paysage. Et pourtant, l'Europe laitière s'enferme dans une double impasse : socio-économique d'une part et environnementale et territoriale d'autre part.
Selon l'auteur, il faut opter clairement pour la souveraineté alimentaire, celle des 500 millions d'Européens et celle des pays en développement. Il faut aussi encourager un élevage valorisant davantage les prairies et les ressources locales. Il n'est pas trop tard pour décider d'une autre politique, plus conforme au traité de Lisbonne.