Une circulaire interministérielle définit la procédure de vigilance météorologique sur le territoire métropolitain, ainsi que son articulation avec l'alerte des autorités et, plus généralement, les dispositifs de sécurité civile. Elle ne s'applique qu'à la métropole et ne concerne donc pas les alertes cycloniques et dispositifs de vigilance des départements et collectivités d'outre-mer. Elle complète les dispositifs relatifs aux conséquences des phénomènes météo en matière de santé, d'action sociale et de circulation routière. L'établissement public Météo-France exerce les attributions de l'Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens. Il produit à cette fin, deux fois par jour, une carte de vigilance météo « destinée à attirer l'attention sur la possibilité d'occurrence de tels phénomènes en fonction de leur intensité, pour les 24 heures à venir ». Le service central d'hydrométéorologie et d'appui à la prévision des inondations (Schapi) intervient dans l'élaboration de cette carte pour les risques hydrologiques, l'Institut de veille sanitaire (InVS) pour le risque canicule et le service hydrographique et océanographique de la marine (Shom) pour le risque vagues submersion. La circulaire décrit le schéma des liaisons avec les maires selon les différents niveaux de vigilance. Elle souligne par ailleurs qu'il est important de procéder dans les dispositions de préparation et de gestion de crise à « l'inventaire des communes à enjeux, en particulier pour les phénomènes de vagues et de submersion marine, inondation et avalanche, pour mieux cibler l'alerte des autorités et optimiser les actions à prévoir ». Les préfets ont également à informer préalablement les maires des communes (du littoral ou situées en bordure des cours d'eau pour la vigilance «vagues-submersion» et/ou «inondation», communes de montagne exposées aux avalanches) et de les inciter à intégrer ce risque dans leur plan communal de sauvegarde en tenant compte de la vulnérabilité de leur territoire.