Le 8 janvier dernier, le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) composé de syndicats d'enseignants, de fédérations de parents d'élèves et de collectivités locales rejetaient à 67 voix sur 72 (23 voix contre, 30 abstentions et 14 refus de vote) le projet de décret sur les rythmes scolaires qui vise à rétablir la semaine de 4,5 jours à la rentrée 2013.
Même si certaines communes comme Brest, Grenoble, Strasbourg ou Rennes se disent prêtes à franchir le pas dès la prochaine rentrée, une grande majorité souhaite que des négociations se poursuivent. C'est en tout cas ce qu'a exprimé le président de l'Association des Maires de France, Jacques Pélissard, qui demande une concertation complémentaire sur plusieurs points pour aboutir à « un dispositif adapté aux besoins des enfants et supportable par les communes tant financièrement qu'en termes d'organisation. »
Les maires, avant de se décider, veulent disposer le plus rapidement possible de l'ensemble des informations nécessaires à l'application de la réforme : financements, nouveaux taux d'encadrement pour les accueils de loisirs périscolaires, mode d'intervention des bénévoles…
Concernant le financement, l'AMF demande notamment des précisions sur la pérennité et les critères d'attribution du fonds de 250 millions d'euros annoncé par le président de la République au 95e Congrès des maires. L'AMF attend que ce fonds serve en priorité les communes rurales et les villes les plus en difficulté.
« Peut mieux faire » semblent dire les élus et la communauté enseignante au ministre…