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TERRITOIRES

Les prochains Agendas 21 seront plus ancrés localement

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2014
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La démarche des Agendas 21 locaux engage-t-elle toujours une dynamique positive ? À ceux qui disent qu'elle est au point mort, je réponds qu'elle a le mérite d'exister et de durer. Elle est parée de trois vertus. Avant tout, elle a instauré un mode projet et plus de transversalité dans le fonctionnement, la mécanique quotidienne des collectivités. Finis les programmes unidirectionnels portés par un seul élu : désormais même pour une nouvelle ligne de bus, les services transports, aménagement et environnement travaillent main dans la main. Elle a aussi donné, ce que le Grenelle a appuyé, plus de poids à la concertation citoyenne ainsi qu'à la pédagogie et à la sensibilisation au développement durable. Autant d'acquis sur lesquels il faut rester vigilant pour, surtout, ne pas faire machine arrière. Quels sont les principaux défauts des Agendas 21 ? Leur manque d'ancrage local, si bien qu'ils finissent tous par se ressembler. Certaines communes convertissent leurs cantines à l'alimentation bio, alors qu'aucun agriculteur n'est capable de répondre à la demande sur leur territoire, ou bien montent des chaufferies au bois sans disposer de ressources forestières. Il y a dix ans, lorsque pointaient les premiers Agendas 21, nous redoutions cette standardisation. Un écueil devenu réalité et contre lequel il faut lutter pour éviter qu'ils se trans forment en vitrines dé connec tées du terrain. Plus d'un millier d'Agendas 21 en France, est-ce trop ? Non, il y en a davantage en Allemagne (entre 4 000 et 5 000) et dans les pays nordiques (80 % des collectivités engagées). Le point à améliorer, c'est l'articulation entre eux. Espérons que la loi de décentralisation à venir, en confortant le rôle de chef de file des conseils régionaux, aide à insuffler de la cohérence à l'ensemble. L'échelon intercommunal est aussi pertinent pour harmoniser et réduire les effets de superposition. Car un Agenda 21 est un vrai projet de territoire ! Il ne se résume ni à un plan d'action à court terme ni à un programme isolé dans un coin. Aujourd'hui, les collectivités s'interrogent sur un retour aux fondamentaux, un recentrage de la démarche au cœur de leur vision stratégique. Ce recentrage, est-ce que vous l'expérimentez dans les Pays de la Loire ? Oui, autour de la charte régionale du dé ve lop-pement durable lancée l'été dernier par la Région. Nous ressoudons les esprits à partir d'elle et entraînons les acteurs les moins enclins à s'engager pour qu'ils se concentrent sur les priorités. La charte définit en effet un cadre d'échange. Sa réussite implique une sorte de contrat social et ses six objectifs, comme remettre l'humain au cœur de l'économie ou gérer durablement les ressources naturelles et la biodiversité, concordent avec ceux des Agendas 21 locaux. l


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