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Un régime « sain » limiterait les besoins en terres cultivées, selon l’INRAE

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Un régime « sain » limiterait les besoins en terres cultivées, selon l’INRAE
Par Laurence Madoui, le 17 février 2020
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Réduire l’alimentation carnée au profit des protéines végétales et des fruits et légumes allègerait la tension sur les terres à l’échelle mondiale, selon l’étude publiée le 14 février dernier par l’Institut national de la recherche agronomique et de l’environnement (INRAE).

Passer du régime occidental à une diète « saine » limiterait l’extension des terres cultivées d’ici 2050, selon l’étude menée par INRAE (1) pour l’association professionnelle Pluriagri (2). « A cet horizon, nourrir 9,5 milliards de personnes requerrait une hausse de production de 47 % par rapport à 2010 à alimentation inchangée et de 38 % si se généralisait le régime « sain », conforme aux recommandations de l’OMS (3) », résume Anaïs Tibi, cheffe du projet porté par un collectif pluridisciplinaire d’une vingtaine d’experts. Si l’impact différencié des deux régimes est modérément tranché au niveau mondial, les écarts sont sensibles à l’échelle régionale.

Consommation de terres en Afrique subsaharienne, Inde et Asie

En Afrique subsaharienne, qui combine croissance démographique et rattrapage nutritionnel, le besoin de terres additionnelles avoisinerait 60 millions d’hectares en 2050, par rapport à 2010, dans l’hypothèse du régime « sain », soit moitié moins qu’en cas de prolongement du régime tendanciel.

Dans cette région où la demande alimentaire augmentera le plus d’ici le milieu du siècle, les surfaces cultivées s’étendront au détriment des milieux naturels, engendrant émissions carbonées accrues et perte de biodiversité. Le même schéma s’envisage, de façon atténuée, en Inde et dans le reste de l’Asie.

La Russie, grenier virtuel de l’Afrique

A l’inverse, le besoin en surfaces cultivées diminuerait au Canada, aux Etats-Unis et en Chine ainsi que, dans une moindre mesure, au Brésil et en Argentine. Toutes les régions d’Europe disposeraient d’un surplus de terres qui ne bénéficierait, en cas de maintien du régime actuel, qu’à la Pologne, l’Allemagne et l’Europe de l’Est, pour raisons démographiques.

Sans modification du mode alimentaire, la Russie pourrait, du fait de la stagnation de sa population, baisser d’un tiers la surface cultivée entre 2010 et 2050. Ou l’allouer à l’export. « Elle joue potentiellement un rôle majeur dans la couverture des besoins mondiaux, d’autant que le réchauffement pourrait étendre les zones cultivables, observe l’économiste Bertrand Schmitt. Les surfaces disponibles en Russie et celles à développer en Afrique sont comparables, de même que les rendements à l’hectare. Reste à dresser le bilan environnemental des deux options ».

Un soja européen au milieu du siècle ?

L’Europe centrale, de l’Est, l’Allemagne et la Pologne produiraient de 4 Mt (rendements faibles) à 44 Mt/an (rendements élevés) de tourteaux de soja en 2050 sur les terres que libérerait un régime plus sobre. « L’hypothèse à bas rendement est réaliste et souhaitable, il s’agirait d’une mesure sans regret », juge Bertrand Schmitt.

Dans le scénario le plus favorable, l’Europe se passerait d’importations du Brésil et d’Argentine, où seraient préservés 10 millions d’hectares, sur les 47 dédiés au soja. La plante n’y mobiliserait que 45 % des surplus de terre, 9 millions d’hectares restant disponibles. Dans un schéma idéal, des cultures diversifiées (soja, colza, tournesol, pois protéagineux, légumineuses) favoriseraient la baisse des intrants de synthèse, selon l’INRAE.


(1) : Place des agricultures européennes dans le monde à l’horizon 2050, entre enjeux climatiques et défis de la sécurité alimentaire mondiale.
(2) : groupe Avril, Confédération générale des planteurs de betteraves, Unigrains et Crédit agricole.
(3) : soit une baisse des produits d’origine animale et une augmentation des fruits, légumes et céréales autres que le blé.

 
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