Les opérations de nitrification-dénitrification sont longues, elles consomment de l'énergie et produisent des boues. La recherche de procédés plus efficaces est donc une priorité pour les industriels du traitement de l'eau. La société hollandaise Paques BV propose une solution des plus prometteuses : elle exploite un brevet relatif à une bactérie découverte en 1988, baptisée Anammox (Anaerobic Ammonium Oxidation), capable de dégrader les nitrites en présence d'ammonium. L'usage de cette bactérie permet donc de « couper » le cycle de l'azote et évite d'aller jusqu'aux nitrates pour dénitrifier ensuite. Le procédé développé pendant plusieurs années et opérationnel depuis début 2006 consiste à oxyder partiellement l'ammonium présent en nitrites, qui produisent de l'azote gazeux avec l'ammonium restant. Les avantages sont nombreux : plus besoin d'une source carbonée (en général du méthanol) pour l'étape de dénitrification, la consommation d'énergie est réduite de 60 %, l'espace nécessaire est deux fois moindre, la production de boues largement diminuée et la qualité de la dénitrification est suffisamment élevée pour que les effluents soient réutilisés.