Or, une équipe suédoise soutenue par l’Europe annonce aujourd’hui avoir mis au point un système d’analyse des contraintes qui pourrait constituer un pas important pour prévoir réellement les séismes, plus tôt et de manière plus précise. « La recherche sur les séismes s’avère aujourd’hui plus proche de la prévision météorologique que de la prédiction », souligne ainsi le professeur Ragnar Slunga, du département géophysique de l’université d’Uppsala. Le dispositif utilise des systèmes d’observation géophysique hautement développés pour estimer l’ensemble du tenseur de contraintes (autrement appelé champ de contraintes) dans une région donnée, avant de surveiller les changements de magnitude de ces contraintes et leur impact sur les fissures ou les lignes de faille de la croûte terrestre. L’analyse repose donc sur des données physiques et non statistiques. Elle a été validée sur des milliers de séismes, notamment sur 250 000 microséismes en Islande, pendant une quinzaine d’années. Les sismologues internationaux sont très prudents dans leur réaction concernant cette avancée, estimant que l’apparition d’une première rupture ne dépend pas uniquement de l’évolution des contraintes. Ils attendent la publication d’un compte rendu détaillé des travaux suédois pour conclure.Contact : Ragnar Slunga, Université d’Uppsala, Dpt Geophysics tél. : 00 46 18 4712378, ragnar@geofys.uu.seCécile Clicquot de MentqueCliquez ici pour découvrir et vous abonner à La Lettre de l’environnement.Cliquez ici pour écrire à la rédaction de La Lettre de l’environnement.