Il y a cinq ans, l'Ufolep (Union française des oeuvres laïques d'éducation physique) bannissait l'usage du jet ski. Trop bruyant, trop violent : ce sport ne répondait pas aux valeurs de la première fédération multisport de France, qui promeut en son sein la mise en place d'Agendas 21 et prépare un bilan carbone de ses activités. Pourquoi alors virer de bord et autoriser cette pratique ? « Mieux vaut encadrer son développement que lui tourner le dos et voir ses milliers d'adeptes l'exercer sans contraintes, loin de notre champ d'actions », avance Arnaud Jean, à la direction nationale d'Ufolep. À l'appui, une charte destinée aux pilotes et organisateurs de courses vise à en réduire les impacts via quinze engagements. Un module de formation sensibilise les pilotes à l'environnement nautique. Avant chaque course, il est recommandé de mesurer le niveau sonore. « La plupart des organisateurs le font bien, tout comme ils mettent des bennes de tri à la disposition des spectateurs, évacuent les pièces métalliques endommagées vers la filière adaptée et interdisent les ravitaillements en essence en dehors de points aménagés », ajoute Arnaud Jean. Mais l'Ufolep veut aller plus loin : généraliser l'usage de bâches de rétention des fluides lors de la préparation des engins et inciter les pilotes à s'équiper d'un matériel ultra-absorbant en cas de fuites de carburant, jusqu'alors rejeté dans l'eau. La fédération travaille dans ce but avec des acteurs locaux (associations, conservatoires). Mais, certains lui mettent des bâtons dans les skis et voient toujours d'un mauvais oeil la défense de cette pratique.