Le Bureau européen de l'environnement (BEE), qui chapeaute les ONG environnementales européennes, pousse un ouf de soulagement. Les dernières propositions de la Commission européenne qui, selon lui, tentaient « d'affaiblir les ambitions de l'écolabel » n'ont pas été retenues par son comité de réglementation regroupant les représentants des États membres. Ces derniers, réunis fin avril, ont en effet rejeté les propositions de la Commission visant à introduire dans la liste des produits éligibles des meubles en bois génétiquement modifié (que les États membres avaient pourtant auparavant refusé d'inclure) ou du PVC, ainsi que des matelas et des textiles contenant des retardateurs de flamme. Le même comité a en revanche voté en faveur de nouveaux critères pour les peintures et les vernis, jugés « satisfaisants » par le BEE, du fait de leur caractère contraignant pour certaines substances dangereuses comme les phtalates et les solvants organiques halogénés. Le vote sanction des délégués visait également, selon le BEE, le manque de transparence dans le processus interne de décision de la Commission. Christine Cros, de l'Ademe, a souligné le fait que moins de 1 % des produits mis sur le marché en France ont reçu l'écolabel européen ou la marque NF environnement. Il y a deux à trois nouvelles catégories de produits développées chaque année et l'offre de produits augmente d'environ 20 à 30 % par an depuis 2004, tempère de son côté Pierre Lebon, de l'Afaq-Afnor, ajoutant qu'un Français sur dix connaît le logo européen à la fleur et un sur cinq la marque NF Environnement.