La société de conseil Alcimed a réalisé une étude sur le marché de la photocatalyse. Elle y analyse cette technologie utilisant la lumière naturelle pour générer des molécules très réactives, capables de décomposer certaines substances polluant l'atmosphère ou salissant les bâtiments. Elle s'applique au verre, la céramique, la peinture et aux liants cimentaires. Filiale française d'Italcementi Group, Ciments Calcia propose par exemple des revêtements minéraux, enduits, mortiers et bétons TX Active, qui réduisent les substances indésirables au contact de leurs surfaces. Ces produits « représentent 1 % de nos débouchés », indique Olivier Fourcault, chef de projets chez Ciments Calcia. Pour sa part, Eurovia commercialise depuis un an la chaussée NOxer neutralisant les oxydes d'azote.
L'étude estime le marché mondial de la photocatalyse à un milliard d'euros. « Le marché européen s'élève, lui, à quelques centaines de millions d'euros. En France, le secteur est trop fragmenté pour parler de marché. Il s'agit de produits de niche, précise Vincent Pessey, responsable du pôle nanotechnologies d'Alcimed. C'est un marché en développement suscitant un grand intérêt. La R et D est active et, régulièrement, de nouveaux produits arrivent ». « La photocatalyse est un axe d'innovation important pour nos ciments », confirme Olivier Fourcault. Très développé au Japon, ce marché est en croissance en France. La demande y est toutefois encore frileuse et la normalisation de cette technologie semble essentielle pour que son potentiel technique soit reconnu des acteurs du bâtiment. Pour Vincent Pessey, « cela augmenterait la confiance envers ces produits, qui éveillent encore de nombreux doutes ».