Pour la quatrième révision de son PLU (plan local d'urbanisme), la ville de Toulouse a validé de nouvelles normes de stationnement plus généreuses pour les deux roues dans les bâtiments neufs. « Les normes plancher sont passées de 2 à 4 % de la Shon1 dans l'habitat collectif et de 2 à 6 % dans les bureaux », explique Daniel Daniel Benyahia, adjoint à l'urbanisme.
L'effort est notable, mais l'ambition reste en retrait du projet initial porté par le conseiller municipal Vert Philippe Goirand. Le principal recul de cette révision : les 4 % attribués aux deux roues mêlent motos et vélos, précédemment séparés. Autre refus : l'obligation de construire des locaux sécurisés. Or la moitié des vols de vélos ont lieu dans un espace privé... « Dans l'habitat, 4 % pour les vélos, c'est raisonnable ; mais 4 % pour l'ensemble des deux roues, c'est insuffisant, souligne Thierry Delvaux, du cabinet Areco. Mélanger deux roues motorisées et non motorisées est une erreur, car les locaux diffèrent. En revanche, 6 % de la Shon réservés dans les bureaux signifie que tout le personnel peut venir travailler en deux roues et se garer ! C'est trop. » La ville de Toulouse a d'autres pistes pour susciter de nouveaux déplacements en vélo. « Le bureau d'études Inddigo-Altermodal a calculé que l'aide à l'achat de vélos pliants était la meilleure solution », indique Philippe Goirand. Plus chers à l'achat, ils n'ont pas besoin de places de stationnement.