1 Lancé en 2007 en Bretagne et dans les Pays de la Loire, le plan biogaz agricole s'est terminé fin 2010. Quel en est le bilan ?
Quarante réalisations ou projets ont bénéficié de l'accompagnement du plan, dont douze sont en fonctionnement. Ils représentent une puissance électrique de 15,4 MWe et une puissance thermique de 18,5 MW. En fonctionnement 8 000 heures par an, ils produisent l'électricité de 40 000 foyers et en chauffent 8 000. Ils valorisent 215 000 tonnes de déjections animales et 253 000 tonnes de cosubstrats (industriels et des collectivités). Ce traitement évite également le rejet de 41 000 tonnes de CO2 par an.
2 Quels sont, en moyenne, le coût d'une installation, le type de structure porteuse et les possibilités de financement ?
Le coût d'une installation est proportionnel à la puissance électrique installée avec une économie d'échelle : 8 000 euros/kWe pour 100 kWe et 6 000 euros/kWe pour 1 MWe. Cependant, il est très variable d'un projet à l'autre, selon les équipements existants, les valorisations thermiques, la valorisation du digestat, etc. Le portage est réalisé par une structure agricole existante ou par une société privée créée spécialement pour le projet. Elles peuvent bénéficier d'aides à l'investissement de la part des partenaires du plan biogaz (Ademe, conseil régional) selon des critères techniques et économiques.
3 Un nouveau plan biogaz est en cours de définition pour 2011-2013 : quelles seront ses orientations ?
Le second plan s'attachera à consolider les objectifs du premier en réalisant un suivi des unités en fonctionnement et de l'offre d'ingénierie et de construction régionale. Les autres thématiques prioritaires sont le statut du digestat, la diversification des technologies de méthanisation et les valorisations du biogaz. Les gisements bruts de substrats organiques, agricoles en particulier, se chiffrent en millions de tonnes dans l'Ouest. Une étude prospective est menée pour évaluer la part mobilisable pour la méthanisation.