Issu de la transformation des huiles alimentaires usagées, l'Eco# est actuellement testé sur quarante bus, vingt du réseau Nice-Côte d'Azur (NCA) et vingt autres du réseau départemental des Alpes-Maritimes. Depuis plusieurs années, le parc de bus le plus ancien de NCA utilise une émulsion d'« O# », un mélange d'eau (environ 10 %) et du gazole commercialisée par la société Gecam (Lyon et Rouen). De l'O# à l'Eco#, il n'y a qu'un ester, mais pas n'importe lequel. En effet, Veolia Propreté, via sa filiale Sarpi, le produit sur son site de Limay (78) à partir d'huiles de friture usagées. Mélangé à hauteur de 20 % avec de l'O# (13 %) et du gazole (67 %), il devient un carburant baptisé Eco#. Celui-ci a été testé dès septembre 2009 sur quatre bus. Les tests ont alors révélé une diminution de 22 % des émissions de CO2, de 78 % des particules et de 10 % des NOx. En outre, l'Eco# est parfaitement miscible avec le gazole et aucun réglage ni aucune modification ne sont nécessaires sur les moteurs. Mais le développement de ce carburant est bloqué pour des raisons administratives, car son régime dérogatoire est limité en volume et en temps. Selon la ville de Nice, des discussions sont en cours avec l'État pour pérenniser le statut administratif et fiscal de ce produit.