Débattre de manière simple et brève une notion aussi ardue que celle du dommage écologique est une vraie gageure. Un pari gagné par Olivier Fuchs. À partir d'exemples concrets, il nous explique pourquoi il est difficile de définir, et plus encore de chiffrer, un dommage écologique. Comment calculer le coût de la marée noire de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, en dehors des dommages économiques causés aux pêcheurs ? Qui incriminer dans les dégâts causés par les algues vertes en Bretagne, les agriculteurs ou l'État qui ne sévit pas ? Et à qui verser d'éventuelles indemnités ? Enfin, la preuve du dommage est souvent très difficile à apporter, tant l'écologie est une science complexe, surtout lorsque plusieurs polluants sont en cause. Enfin, le montant financier d'un dommage écologique reste difficile à évaluer : la remise en état du milieu semble la plus pertinente, mais elle n'est pas toujours possible. Aujourd'hui, la directive européenne sur la responsabilité environnementale et le Code de l'environnement apportent certes des avancées, mais insuffisantes. Olivier Fuchs propose quelques pistes pour parvenir à une prise en compte effective d'une responsabilité pour dommage écologique.