Les teintures naturelles sont en vogue depuis l'interdiction des colorants azoïques à base de 22 amines cancérigènes (décret 2003-866). Un contexte qui a poussé l'Italien Stephano Pangonesi, du bureau d'études Pai Naturel Colors, à automatiser la teinture à base de colorants naturels. Il s'agit en fait de l'adaptation d'une machine récente, la Flainox AOMC wool, via des modifications de l'extracteur, des filtres, du réservoir final et des automatismes. Il est ainsi possible d'introduire directement la matière fraîche dans la machine à teindre : fleur de réséda, racine de curcuma, bois de campêche, cochenille. Un extracteur concentre le colorant par ébullition et le filtre. Ensuite, dans une grande cuve en ellipse, les pièces à teindre subissent le mordançage nécessaire pour que les teintes solubles dans l'eau imprègnent les fibres. La suite ne diffère pas d'une teinture chimique. À la fin du processus, le bain finit dans un réservoir pour être réutilisé : il n'y a donc aucun rejet. Seules les eaux de lavage subissent un traitement. La machine peut traiter cent t-shirts de 100 g, soit 10 kg de tissu, ou l'équivalent en socquettes, gants, etc. À noter : il est aussi possible d'employer des extraits dosés, par exemple fabriqués par Couleurs de plantes, une entreprise de Rochefort (17).