Leur rapport provisoire destiné à « lever les freins réglementaires à l'innovation en matière d'économies d'énergie dans le bâtiment », commis dans le cadre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst), propose, en effet, à travers ses vingt recommandations, un remède de cheval.
Par exemple : « transférer la gestion des laboratoires du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) à une entité nouvelle, Les laboratoires de la physique du bâtiment, pour mettre fin à la situation de prescripteur prestataire » de l'établissement public en matière d’évaluation technique.
N'ayant cesse de dénoncer l'opacité et les défauts du moteur de calcul de la RT 2012, ils prescrivent aussi la mise en place d'un label « maison passive », obligatoire pour une proportion annuelle à fixer de bâtiments neufs. Ils souhaitent également barrer l'accès aux CEE sans projet de rénovation d'ensemble, introduire réellement le coût global dans le code des marchés publics, former des « conseillers à la rénovation » ou, c'est à la mode et nécessaire, simplifier la « jungle désordonnée des aides ».FTLe rapport sur le site de l'Assemblée nationale