Le 26 février, le Premier ministre devait présenter le plan national de rénovation thermique des bâtiments, mais l'a reporté. Cela n'empêche pas les acteurs du dossier de poursuivre leurs réflexions. Le 27 février, la commission du développement durable de l'Assemblée nationale a réuni des experts et professionnels de l'énergie et du bâtiment, l'occasion d'esquisser de nouvelles pistes. Le secteur du bâtiment demande toujours un taux de TVA réduite à 5 %. Cette question a vraisemblablement été mise en suspens dans le cadre du plan national. Pour améliorer l'information du public, il est en revanche envisagé de créer un numéro de téléphone unique, centralisant l'Anah, de l'Anru, de l'Anil, de l'Ademe, etc. Pour les logements, à moyen terme, l'avocat Philippe Pelletier (chargé de préparer le plan de performance thermique de l'habitat) plaide pour des mesures plus radicales, comme exclure les épaves thermiques du parc locatif privé. « Il suffirait d'ajouter un paramètre thermique au décret de 2002 sur la décence. Le risque serait de se priver d'un stock de logements. Mais il faut savoir ce que l'on veut », assène-t-il. Et, aux propriétaires, faut-il imposer des travaux ? « La société n'est pas encore mûre, mais il faut y penser », estime-t-il. Un groupe de travail sur ce sujet doit être lancé dans les prochains jours.