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L'heure de vérité a sonné

LA RÉDACTION, LE 4 MARS 2013
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Le marché français de la voiture 100 % électrique a franchi un cap important. Il y a quelques jours, les groupes Bolloré et Renault ont tous les deux lancé la commercialisation de leurs modèles phares : la Bluecar pour le premier, la Zoe pour le second. Très attendus, ces lancements marquent le vrai démarrage d'un segment encore très confidentiel. En 2012, seules 5 660 voitures électriques ont été vendues en France, soit 0,3 % du marché. À lui seul, Bolloré en a assuré plus de 1 500, grâce aux Bluecar destinées au service de location Autolib à Paris. En ajoutant les utilitaires, le marché monte à 9 300 véhicules, ce qui fait de la France le premier pays européen. Au niveau mondial, les ventes ont atteint 120 000 exemplaires, soit 0,7 % du marché. Selon les différentes prévisions, notamment du cabinet Xerfi, l'électrique pèserait 2 % des immatriculations en 2020. Sur ce segment de niche, les constructeurs ont un besoin impératif de trouver le bon modèle économique. Face aux surcoûts de fabrication, et avec des volumes de vente encore limités, ils peuvent s'appuyer sur le soutien des pouvoirs publics. Notamment par leurs commandes, mais pas seulement. Le prix de vente de la Bluecar est ainsi limité à 12  000  euros grâce aux 7  000  euros de bonus écologique, ce qui rend le modèle compétitif avec les petites citadines thermiques. Par ailleurs, le coût d'utilisation reste inférieur à celui d'une voiture à essence avec des prix du pétrole durablement élevés : la facture électrique annuelle serait trois fois inférieure à celle réglée à la station essence. En revanche, en dehors des problèmes liés au manque d'infrastructures de recharge, la question du coût de la batterie reste posée. Suivant les avancées technologiques et industrielles à venir, elle pourra représenter entre 0,5 et 2 fois le prix du véhicule. D'où la stratégie d'imposer au conducteur un système de location (80 euros par mois pour Bolloré et Renault, avec des conditions de kilométrage différentes). C'est le seul moyen aujourd'hui d'étaler le paiement de la batterie.


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