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Séchilienne-Sidec parie sur le Brésil

LA RÉDACTION, LE 25 MARS 2013
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Séchilienne-Sidec passe à l'offensive. Le producteur d'électricité, spécialiste des centrales à biomasse fonctionnant à la bagasse (un résidu de canne à sucre), va lancer un vaste plan d'investissement sur les dix prochaines années. Après les 27 millions d'euros engagés en 2012, le groupe prévoit de mobiliser une enveloppe de 100 millions d'euros par an. Sa priorité ? Le Brésil. Les richesses du pays en canne à sucre et ses besoins en énergie offrent un potentiel de croissance important, selon la direction. Rien qu'au Brésil, en dix ans, le groupe compte investir 400  millions d'euros. Le développement s'y fera en deux temps. D'abord, Séchilienne-Sidec prévoit d'acquérir les actifs et droits d'exploitation d'une centrale existante, dont les prix d'achats sont jugés intéressants au regard des capacités d'amélioration de la gestion opérationnelle. Ensuite, à partir de 2015, la société développera des projets de cogénération avec des sucriers implantés sur place. Cette ambition sera couplée à une reprise des investissements dans les départements d'outre-mer, sa zone de prédilection : 250 millions d'euros seront ainsi mobilisés dans la production d'électricité de base, par opposition à celle de pointe pour laquelle le groupe prévoit d'investir 100 millions d'euros. S'il a récemment vendu son portefeuille éolien à EDF EN (voir EMC n° 166), le groupe ne renonce pas aux ENR. Il se dit prêt à investir entre 200 et 300 millions d'euros dans la méthanisation de déchets agricoles en France, secteur encore en retard selon la direction. La société vise une place de leader sur ce marché : 4 projets seront développés d'ici à 2014 pour une puissance proche de 5 MW. Enfin, il injectera 50 millions d'euros dans des centrales solaires. Ce plan sera entièrement autofinancé, a assuré la direction, qui se dit en mesure de supporter une hausse de son endettement liée à des pics d'investissements de capacités entre 2014 et 2015, de l'ordre de 140 millions d'euros par an. Avant de profiter au cours des années suivantes des flux de trésorerie générés par ces nouveaux actifs.


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