Avec la signature d'un accord de partenariat avec Air Liquide, le CEA relance enfin son projet de biocarburant par voie thermochimique, dite Biomass to Liquid (BtL). Le projet, lancé début 2010, était en effet à l'arrêt suite à la faillite du partenaire allemand Choren, qui devait fournir la technologie de gazéification. Le CEA a repris la recherche sur cette partie du procédé, et confie à Air Liquide la conception d'un brûleur alimenté en oxygène (à la place de l'air) afin de transformer la biomasse solide en gaz de synthèse. Le CEA travaille également sur la partie amont de préparation de la biomasse en poudre fine. Les travaux doivent débuter ce mois de mai, sur le site de Bure-Saudron, pour construire le bâtiment qui abritera le pilote de 1 tonne par heure. L'ensemble du projet, jusqu'à la montée en puissance en 2017, représente un investissement de 100 millions d'euros, soutenu par le fonds Feder et deux GIP en Haute-Marne et dans la Meuse. À terme, 75 000 t/an de biomasse doivent fournir 22 000 t/an de biocarburant (gazole, kérosène ou naphta). cea.fr