Où en est Sunited dans le développement de sa technologie ?
Notre savoir-faire porte sur la mise en forme des miroirs au plus bas coût, tant à l'installation qu'à l'exploitation du système. Nous avons déjà réalisé un prototype en interne. D'une surface d'environ 5 m² de miroir, il représente une puissance de 2 kW. Sunited a déposé des brevets sur le réseau de câbles, la concentration des rayons solaires… Les premiers essais réalisés fin 2012 ont été concluants, mais il nous faut désormais passer à la dimension supérieure. Nous prévoyons de signer d'ici à cet été un contrat de partenariat avec l'Institut national de l'énergie solaire. L'Ines a toute l'expérience nécessaire pour ce type de technologie et possède un réseau de partenaires industriels dans le solaire. Nous voulons tester un prototype de 20 kW pour valider la résistance aux intempéries de notre système et, surtout, son rendement. Tous les fonds d'investissements nous l'ont demandé.
Des investisseurs sont-ils prêts à s'engager ?
Nous rentrons de Chine. Nous avons participé en mars, à Shanghai, à un concours de levées de fonds. Pour la première fois, une société européenne – Sunited – avait été retenue parmi la dizaine d'entreprises présentées dans la catégorie « cleantech ». Dans la salle, se trouvaient près de 300 investisseurs, dont une dizaine de fonds possédant des capacités de financement supérieures à dix milliards de dollars. Nous avons trois ou quatre contacts sérieux avec qui les discussions vont se poursuivre tout au long de l'année. D'ici à décembre, nous devons apporter à ces investisseurs potentiels la preuve de rendement de notre technologie.
Pourquoi être allé en Chine ?
Nous avons saisi l'opportunité. Notre miroir sera, quoi qu'il advienne, fabriqué en France, à Maux. Mais la Chine représente un gros marché et elle a une capacité d'investissement affolante ! Pour nos activités grand public – briquet et barbecue solaires – nous cherchons actuellement 350 000 euros sur la plateforme participative française en ligne Anaxago. Pour le solaire thermique à concentration, nous sommes sur un tout autre niveau de montant, qui intéresse davantage les fonds. Nous espérons ainsi lever 2 millions d'euros d'ici au premier trimestre 2014. Nous avons également besoin d'un fonds pour bénéficier de son réseau.