Le Conseil constitutionnel a invalidé le 24 mai le décret Bois du 15 mars 2010 suite à une saisine des professionnels du ciment et du béton. Ce texte imposait une quantité minimale de bois dans les constructions. Les sages du Palais Royal ont considéré qu'il portait atteinte à la liberté d'entreprendre, sans être « justifiée par un motif d'intérêt général en lien direct avec l'objectif poursuivi » et qu'une telle norme est « susceptible de n'avoir qu'une incidence indirecte sur l'environnement ». Une décision « incompréhensible », pour la fédération d'associations FNE, qui « appelle les décideurs locaux à favoriser l'usage du bois partout où des stratégies de lutte contre le dérèglement climatique sont mises en place ». D'autant que des acteurs se sont déjà engagés, à l'image d'Eiffage Construction : « Nous avons adopté début 2012 une politique Bois qui privilégie les structures mixtes et recruté deux ingénieurs spécialisés », témoigne Ingrid Jouve, sa responsable Développement durable.