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La France doit inciter à l'autoconsommation 

LA RÉDACTION, LE 3 JUIN 2013
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Pourquoi promouvoir l'autoconsommation ? Même si la diminution des coûts du photovoltaïque peut ralentir avec la taxation des matériels chinois, la tendance à la baisse va se poursuivre. La parité réseau approche. Mais il y a plusieurs façons de considérer cette notion, selon que le photovoltaïque est comparé au prix de gros du marché ou à celui de l'électricité acheminée jusqu'au consommateur final, en incluant les éventuels coûts de transports. Aujourd'hui, le dispositif français se réfère au prix de gros. Cela n'a aucun sens pour une électricité produite et consommée localement. Notre étude montre qu'il est temps de faire évoluer le cadre réglementaire. Pour valoriser cette spécificité locale, un dispositif transitoire doit inciter à l'autoconsommation, à l'échelle d'un bâtiment, d'un îlot ou d'un réseau local. Quelle forme pourrait prendre un tel dispositif ? Nous devons le définir. C'est un travail auquel va s'atteler le syndicat dans les semaines à venir. Ce pourrait être une prime au kilowattheure directement consommé. Ou bien un système de « net metering ». Dans ce cas, un bilan est fait de la production et de la consommation du site sur une période donnée. Seuls sont facturés les kilowattheures supplémentaires consommés par rapport au volume produit. Et si la consommation est inférieure à la production, cela donnerait droit à un crédit pour la période suivante. Pour quels projets, serait-ce pertinent ? Les particuliers ne consomment pas forcément au moment où le photovoltaïque produit, en journée, même s'il y aura demain des possibilités de stocker l'électricité ou de décaler certains usages. L'autoconsommation est plus facile à exploiter dans le tertiaire. Les supermarchés, par exemple, pourraient être à 100  % en autoconsommation, surtout s'ils utilisent les chambres froides comme moyen de stockage. Nous pouvons aussi l'envisager au niveau d'une collectivité. Nous avons reconstitué la consommation d'une commune de 7  000 habitants dans le sud de la France. Résultat  : elle peut absorber la production. Pour commencer, l'outre-mer offre un formidable terrain d'expérimentation. Le photovoltaïque y est aujourd'hui à l'arrêt, car on atteint la limite arbitraire des 30 % de renouvelables. Toute nouvelle installation est susceptible d'être déconnectée dès que ce seuil est atteint. Bâtir un modèle économique dans ces conditions est impossible. La France pourrait profiter de ces territoires pour tester l'autoconsommation, couplée à la maîtrise de la demande, au même titre que le stockage et les réseaux intelligents.


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