Proparco a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l'un de ses principaux chevaux de bataille. La filiale de l'Agence française de développement (AFD) est positionnée sur le financement du secteur privé dans les pays du Sud et les pays en développement. Elle a consacré l'an dernier plus de 30 % de ses investissements à des projets dans les énergies propres ou l'efficacité énergétique, soit un montant de l'ordre de 240 millions d'euros, 40 % de plus qu'en 2011. « Nous avons engagé d'importants efforts pour promouvoir auprès de nos clients des modèles économiques sobres en carbone et accompagner le transfert des technologies de pointe dans les pays émergents et en développement », explique Claude Périou, directeur général de Proparco. Selon les calculs du bras financier de l'AFD, les financements et cofinancements réalisés en 2012 contribueront à éviter ou à réduire les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 1,5 million de teq C02 par an. Les centrales solaires ou éoliennes financièrement soutenues, notamment en Afrique du Sud, en Inde ou bien encore au Panama, produiront une puissance renouvelable de 831 GW. Des efforts que Proparco compte maintenir en 2013, en mettant un peu plus l'accent sur « l'impact » environnemental de ses opérations. Claude Périou prévoit ainsi d'engager « des efforts supplémentaires pour améliorer le suivi en matière environnementale et sociale ». Une attention accrue sera également portée au suivi des impacts de développement, à la prise en compte des questions de gouvernance chez les clients et à la mise en œuvre d'un bilan carbone sur toutes les opérations financées. Selon la filiale de l'AFD, ces investissements « responsables » démontrent que le financement « du secteur privé dans les pays émergents et en développement est non seulement un levier de développement, mais aussi une activité rentable ». L'an dernier, Proparco a dégagé un bénéfice net de 39 millions d'euros et a augmenté ses financements de 740 millions d'euros. Son total de bilan atteint un niveau record de 3,6 milliards d'euros, répartis auprès de 340 clients dans 60 pays.