Cinq entreprises – Hiolle Industries, LME Trith, Vitamine T, Ramery Environnement et Alstom Transport – ont donné naissance à Nord Ferro, une société dotée d'un capital de 250 000 euros. « Nous comptons créer plus de soixante emplois dans les trois ans à venir. Dont au moins une vingtaine dans les douze prochains mois », avance Jean-Yves Doisy, directeur général adjoint d'Envie 2E (groupe Vitamine T). La présentation officielle de Nord Ferro a eu lieu le 14 juin. Une première expérimentation de déconstruction a été menée sur trois voitures de la RATP. Elle a validé le modèle économique : la revente des matières extraites à des recycleurs et la vente de prestations de services aux détenteurs des véhicules ferroviaires hors d'usage. « Nord Ferro est capable de les désamianter et de les déconstruire afin d'optimiser la valorisation des matières extraites », présente Matthieu Ramery, P-DG de Ramery Environnement. Dans les vieux trains, se trouvent ainsi du zinc, du cuivre, de l'aluminium, du laiton, du magnésium… Nord Ferro vient de se porter candidat à un appel d'offres de la RATP. La réponse tombera en octobre prochain. En cas de réponse positive, la phase d'industrialisation pourra alors démarrer. « Nous aurons la capacité de traiter jusqu'à 200 véhicules par an », précise Jean-Yves Doisy. Cet outil de production nécessitera un investissement de 3 millions d'euros.