Le département déchets et matières premières du BRGM a étudié jusqu'en mars 2013 le développement des techniques de fragilisation des déchets de béton en vue d'un recyclage à forte valeur ajoutée. Ce projet financé par l'ANR a regroupé plusieurs partenaires industriels et universitaires (Pichetta, Colas, Selfrag, université de Toulouse, Laboratoire IMS de Bordeaux) autour de deux techniques de séparation des composants granulats et ciments, présents dans le béton : la fragmentation par micro-ondes et l'électro-fragmentation par arc électrique. Testées en laboratoire sur échantillons, ces techniques libèrent les granulats contenus dans les bétons et séparent les fines (inférieures à 1 mm) en vue de leur valorisation en pâte de ciment. Selon Solène Touzé, du BRGM, la qualité des granulats produits est voisine de celle des granulats naturels, et les fines peuvent entrer dans la filière ciment. Actuellement, les matériaux recyclés sont utilisés comme graves ou ajout partiel dans les centrales à béton. Mais des sites pilotes sont nécessaires pour valider ces techniques sur le plan industriel. Ce projet a été présenté dans le cadre des Rencontres Ecotech, organisées par les instituts Carnot et le Pexe.