Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
CLEANTECH

Comment sauver le solaire thermique

LA RÉDACTION, LE 28 OCTOBRE 2013
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Le 11 octobre, se sont tenus les États généraux du solaire thermique et la première intervention a donné le ton : «  On se fait du souci. L'Ademe ne pourra pas résister indéfiniment à la pression de Bercy. Il faudrait pouvoir affirmer que, dans un avenir proche, des résultats seront visibles avec une baisse des prix et des installations qui fonctionnent  », a prévenu Rémi Chabrillat, responsable de la direction production et énergies durables à l'Ademe. Les problèmes auxquels fait face la filière ont été listés dans «  l'analyse de la compétitivité et du développement de la filière solaire thermique en France  », commandée par l'Ademe et présentée lors des États généraux. Ce document a été réalisé par Ernst&Young, le bureau d'études Tecsol et Trenkner Consulting. Il se base sur 34 entretiens et de nombreux retours informels. Quel est le constat  ? «  Depuis trois ans, la vente d'installations individuelles a fortement baissé. Le solaire thermique collectif a progressé de 20 % par an, mais il a stagné en 2013 », constate François Gibert, vice-Pré-sident du syndicat Enerplan. En individuel, la filière a été éclipsée par le solaire photovoltaïque. «  Les particuliers ont en tête l'idée d'une rente payée par EDF et ne comprennent plus l'intérêt du solaire thermique  », regrette Gaël Parrens, dirigeant de l'installateur Aqua Sun. Concernant le collectif, la croissance constatée ces dernières années était liée à la réglementation BBC. Depuis début 2013, la réglementation thermique 2012 ne l'encourage plus aussi fortement et le niveau d'exigence pour les bâtiments collectifs est réduit jusqu'à fin 2014. De plus, «  suite à de mauvais retours d'expériences, certains maîtres d'œuvre et maîtres d'ouvrages pensent que le solaire thermique ne fonctionne pas », souligne le rapport. Pour résoudre ces problèmes, le document préconise d'améliorer la formation, ainsi que la qualité des installations, de réduire les coûts et de communiquer plus efficacement. Premier point  : la formation devrait être renforcée pour les installateurs (beaucoup ne réalisent que quelques projets par an) et les bureaux d'études. Concernant la qualité, plusieurs axes d'amélioration sont proposés, dont la promotion de schémas d'installations de qualité dans le collectif. Les participants des États généraux ont longuement abordé ce sujet, de nombreux schémas étant conçus en dépit du bon sens et ne fonctionnant pas. S'attelant à la problématique, les professionnels regroupés sur la plateforme Socol (pour solaire collectif) ont récemment mis en ligne une bibliothèque de schémas de principe simples et robustes. Reste à les promouvoir, voire les imposer. Troisième problématique : faire baisser le coût global, par exemple en renforçant la R&D et en réalisant des projets de grande envergure. François Gibert fait savoir que, «  grâce à des technologies plus simples, notam-ment la technique autovidangeable, le prix des installations a déjà baissé d'environ 20  % depuis deux ans  ». Cette tendance est toutefois trop récente pour apparaître dans le rapport. Sur les installations collectives, le rapport pointe des coûts de maintenance qui dépassent très souvent les économies réalisées. Pour limiter ces frais, des bailleurs expérimentés dans le solaire thermique ont combiné un suivi automatique avec des interven-tions uniquement curatives. Le rapport préconise de généraliser ce type de maintenance. Quatrième et dernier axe d'amélioration proposé dans le rapport : communiquer pour améliorer l'image du solaire thermique et casser la confusion avec le photovoltaïque. «  Il faudrait davantage parler des installations posées il y a six ou sept ans et qui fonctionnement parfaitement », suggère Gaël Parrens. Et maintenant  ? «  Nous allons nous insérer dans le cadre des projets de structuration des filières soutenus par le ministère du Redressement productif  », annonce François Gibert. Cette démarche devrait inciter les industriels à se grouper autour de projets de développement, par exemple le contrôle automatisé des performances, la maintenance assistée, les réseaux de chaleur ou encore les capteurs hybrides.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Comment IFP Energies nouvelles innove pour piéger et détruire les PFAS
Comment IFP Energies nouvelles innove pour piéger et détruire les PFAS
Des toitures qui recyclent les eaux grises : Soprema lauréat d’Innov’Eau
Des toitures qui recyclent les eaux grises : Soprema lauréat d’Innov’Eau
Installations d’eau : la réparation et le réemploi s’imposent face au tout-neuf
Installations d’eau : la réparation et le réemploi s’imposent face au tout-neuf
Comment l’écoconception devient un moteur de compétitivité chez Endress+Hauser
Comment l’écoconception devient un moteur de compétitivité chez Endress+Hauser
TOUS LES ARTICLES CLEANTECH
Les plus lus