Face aux critiques qui montent de toutes parts, Patrick Ollier, président UMP de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, a renoncé à une disposition sur l'énergie éolienne qui aurait imposé un seuil minimum de 15 MégaWatts (MW) pour les nouvelles implantations de fermes, selon l’AFP. Un amendement voté fin mars en commission des Affaires économiques, reprenant des recommandations formulées par une mission présidée par M. Ollier, obligeait à concentrer les éoliennes dans des zones de production d'au moins cinq mâts et de 15 MW de puissance.
Ce seuil trop haut était dénoncé par les promoteurs de l'énergie éolienne et par les écologistes comme une entrave au développement de cette énergie renouvelable qui, selon eux, pourrait créer 50 000 emplois d'ici à 2020. Cependant, ce recul n’en est pas vraiment un. En effet, le texte maintient le seuil minimal de 5 mâts. Et comme les machines couramment installées aujourd'hui offrent une puissance de 2 MW, voire 2,5 MW, la puissance totale des parcs ne changera pas significativement pour autant. Et cette puissance ne fera qu'augmenter avec l'évolution technologique.EM