Le fabricant français de bornes de recharge rapides DBT a conclu un partenariat avec Nissan pour l'installation d'un réseau européen de bornes : 400 unités dans seize pays dans un premier temps, puis plusieurs milliers à l'ho rizon 2015. Une étape majeure pour Hervé Borgoltz , son P-DG. « Dans les deux ans à venir, nous allons installer quinze fois plus de bornes de recharge rapide que depuis cinq ans. Notre chiffre d'affaires, de 6 millions d'euros il y a trois ans, est de 12 millions en 2011. Il pourrait être de 20 millions en 2012 et DBT peut envisager 30 millions en 2013 et 40 millions en 2014. » Le dirigeant français, qui n'a pas pu s'associer à un constructeur français, a plusieurs explications. « Être une PME en France n'est pas facile. Nous n'avons, par exemple, pas été invités au groupe de travail du Grenelle de l'environnement sur l'infrastructure de recharge », constate-t-il. De plus, il existe bien une divergence de stratégie sur la technique. « Les constructeurs nippons sont très favorables aux bornes de recharge rapide car plus de 70 % de la population japonaise vit dans les villes et seulement 10 % dispose d'un garage. En France, on croit encore que la recharge lente dominera le marché, alors que sans garage, il sera hors de question d'immobiliser une voiture électrique durant six heures. » DBT, désormais dans le sillage de Nissan, vient de créer des filiales en Suède, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Espagne…