Il y a tout juste un an, cinq associés emmenés par Gabriel Gross, HEC, créaient MeteoProtect, un assureur pour les professionnels lassés de voir leur chiffre d'affaires pâtir des écarts de température. Un parc éolien qui ne tourne pas faute de vent ? Un consommateur de fioul qui chauffe à pleins tubes sur un coup de froid ? Un fournisseur de gaz en quasi-chômage technique pour cause d'hiver doux ? Tous ces profils sont dits « météosensibles » et intéressent la start-up. « Risque juridique, risque lié à l'approvisionnement matière… Hormis le risque politique, la météo est le dernier risque exogène qui n'est pas couvert dans l'entreprise », martèle Gabriel Gross, président. « Dans les directions financières, des écrans affichent en temps réel la parité euro-dollar, jamais la température du jour », poursuit Jean-Louis Bertrand, directeur du dé ve lop-pement. Et pourtant… Dans certaines professions, un écart de température peut amputer le chiffre d'affaires de 25 %. Aux énergéticiens, mais aussi à bien d'autres secteurs, MeteoProtect propose donc des produits d'assurance sur mesure, élaborés après calcul d'un indice de référence, client par client, sur les trente dernières années. Tout résultat brut d'exploitation qui se dégrade lorsqu'un écart météorologique (hors catastrophe naturelle) survient donne lieu à indemnisation, moyennant cotisation de l'assuré. Fin juin, MeteoProtect assurait disposer de 200 millions d'euros de risques en portefeuille.