1 Une nouvelle période (2014-2020) s'ouvre pour le Fonds européen de développement économique et régional, Feder. L'enveloppe hexagonale de 14,2 milliards d'euros permettra-t-elle de financer plus de projets environnementaux ?
Nécessairement, puisque l'Europe a fixé des seuils, en tout cas pour l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. La transition énergétique fait en effet partie des quatre objectifs prioritaires du Feder, ainsi que du Fonds social européen. Selon les régions, entre 15 et 20 % de l'enveloppe devront y être consacrés. C'est une bonne chose. Il existe notamment une demande importante des bailleurs sociaux pour mieux isoler leur parc. Pour d'autres thématiques, comme la biodiversité, ce sera à l'autorité gestionnaire d'arbitrer.
2 Pour la première fois, justement, ce sont les conseils régionaux qui vont assumer cette gestion. En êtes-vous satisfait ?
Bien sûr, même si nous aurions préféré disposer d'une enveloppe budgétaire plus importante. C'est une grande responsabilité pour les Régions qui se doivent d'être à la hauteur. Mais nous devons pour cela disposer de l'ingénierie administrative nécessaire. Les transferts de personnels que nous propose l'État, qui dit devoir conserver des effectifs pour liquider les dossiers de la période précédente, ne correspondent cependant pas à nos besoins. Nous n'avons ni la volonté, ni les moyens, de recruter et attendons donc avec intérêt le montant de la compensation financière qui nous sera accordée. En toute hypothèse, nous devons nous organiser pour que les porteurs de projets n'aient pas à pâtir de cette situation et soient correctement informés et accompagnés.
3 De quelle manière ?
Notamment en mettant en place des équipes dont ce sera la mission exclusive. Nous ferons, dans la limite des obligations européennes, le maximum pour simplifier les dossiers de candidature. À partir du deuxième semestre, nous pourrons valider les premiers dossiers et les financer.