C'est une exclusivité mondiale sur le marché du dessalement que propose Mascara, une entreprise créée au début de 2014 dans l'agglomération de Chartres. Le prototype, composé de membranes d'osmose inverse couplées à 180 m2 de panneaux photovoltaïques, produit chaque jour 40 m3 d'eau potable. Polynésiens et Émiratis se sont déjà dépêchés sur place pour apprécier l'efficacité du système de dessalement dépourvu de batteries de stockage. « Osmosun fonctionne avec le soleil, huit heures par jour, et ne consomme que 2,5 kWh/m3 , contre 3,2 kWh/ m3 pour les technologies classiques », précise Marc Vergnet, président et fondateur de Mascara. Deux paramètres expliquent cette différence : Osmosun travaille à une pression de 55 bars, contre 65 bars pour les autres, et utilise des pompes volumétriques dotées d'un rendement de 20 % supérieur à celui des pompes centrifuges classiques. De plus, l'utilisation de l'énergie solaire permet de réduire les coûts combinés d'installation et d'exploitation de 50 % comparativement à une unité conventionnelle. En plus des pilotes de Suez, Veolia, Abengoa et Trevi System, un pilote sur le site de Ghantoot, aux Émirats arabes unis, sera installé en avril 2016. « Nous sommes les seuls à faire du photovoltaïque et nous souhaitons obtenir une certification du procédé Osmosun en réalisant des essais grandeur nature pendant un an avec une eau saline à 40 g/l et des températures de 40 °C », souligne Marc Vergnet. Par ailleurs, un autre démonstrateur sera installé par la filiale polynésienne de Suez à Bora Bora en vue d'implanter une unité Osmosun sur l'île voisine de Maupiti. Mascara souhaite fournir des villages dont le besoin journalier en eau est inférieur à 1 000 m3 . D'ici à 2022, ce marché pourrait représenter 50 millions d'euros. JP