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[Tribune] Le marché de l’énergie est-il le grand gagnant de la transition énergétique ?

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[Tribune] Le marché de l’énergie est-il le grand gagnant de la transition énergétique ?
Par François-Régis Déhéry, responsable technique du pôle « Agrégation et énergies renouvelables » de natGAS, le 22 juillet 2019
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Cette semaine, François-Régis Déhéry, responsable technique du pôle « Agrégation et énergies renouvelables » de natGAS, revient sur l’évolution des prix des énergies renouvelables due à l’intermittence de la production. Pour lui « il faut flexibiliser dès à présent les installations françaises et adapter les comportements de production et de consommation ».

Avec l’intermittence de la production des énergies renouvelables, les prix sur le marché ont tendance à s’envoler et sont de plus en plus volatils. Une tendance qui peut représenter une opportunité pour les industriels s’ils savent profiter de cette nouvelle configuration : en particulier pour ceux chez qui le coût de l’énergie est un facteur de compétitivité.

Au cours du week-end de Pâques, la bourse de l’énergie allemande a connu des prix négatifs. C’est la combinaison de l’ensoleillement, d’un fort épisode venteux et d’une faible consommation d’électricité, en ce jour férié, qui a conduit à une surproduction d’énergies renouvelables. Certains consommateurs auraient donc pu gagner de l’argent en consommant l’énergie du réseau.

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En économie, dans une configuration libérale du marché, le prix est là pour inciter les acteurs à réagir. En immobilier, par exemple, un prix trop bas indique qu’il y a trop de biens sur le marché, et représente un signal d’achat. Tout l’art consiste cependant à savoir réagir dans les deux sens : si les prix sont bas, il faut en profiter ; s’ils sont élevés, il faut être capable de décaler sa consommation, voire d’y renoncer. De la même manière, sur le marché de l’énergie, des prix négatifs ne sont donc que le reflet d’une situation, et doivent inciter les acteurs à réagir : les producteurs à interrompre leur production et les consommateurs à augmenter leur consommation.

Optimiser et réaliser des économies grâce aux installations flexibles

Dans un mix énergétique à forte intermittence — où il y a donc une large part d’énergies renouvelables — le fait d’être flexible, en tant que consommateur ou producteur, permet de maximiser la valeur d’une installation en tirant profit de phénomènes courts, provoqués par cette intermittence de la production — qui elle-même dépend des conditions météorologiques. Les installations qui souffrent d’une forte inertie continuent de consommer ou de produire quelles que soient les conditions et ne peuvent donc pas s’adapter à ces phénomènes de marchés. Celles qui sont au contraire capables de reporter ou d’adapter leur puissance à la hausse ou à la baisse des prix peuvent optimiser leur consommation et réaliser des économies substantielles.

Un modèle critiqué par les détenteurs d’infrastructures les moins flexibles

L’Allemagne, qui a investi depuis des années dans les énergies renouvelables, a pris l’habitude des prix volatils, en fonction des conditions météorologiques, et les producteurs d’énergie ont donc accueilli l’épisode de Pâques avec flegme. Il n’en va pourtant pas de même en France, où des voix se sont élevées à cette occasion pour critiquer le modèle d’intermittence de la production.

Ces critiques émanent en particulier des détenteurs des infrastructures les moins flexibles, et qui produisent de l’énergie à des coûts marginaux plus élevés que les renouvelables — en un mot : le nucléaire, le charbon, le pétrole ou encore le gaz naturel. Ces acteurs sont donc les moins à même de bénéficier d’un modèle flexible car, de par la lourdeur de leurs infrastructures, ils ne sont pas capables de réagir rapidement en interrompant leur production lors d’épisodes de surproduction. Lorsque les prix deviennent négatifs, ils continuent donc de produire à perte.

La flexibilité, réelle opportunité pour optimiser les coûts de l’énergie

En dépit des réserves, la marche vers plus de flexibilité dans l’énergie est inéluctable. Avec l’essor des sources d’énergies renouvelables, le marché sera de plus en plus soumis à l’intermittence de la production. La sagesse veut donc de s’y préparer ; ce qui signifie faire dès à présent le choix des énergies renouvelables, pour les producteurs, et se doter d’infrastructures plus flexibles, pour les consommateurs.

D’un point de vue consommateur, plus de flexibilité veut dire un meilleur rendement : en adaptant leur comportement à la production, ceux-ci consomment quand les renouvelables produisent, tout en augmentant le rendement de leurs installations — en achetant l’énergie plus bas que les autres. Pour les installations et usines énergivores (en particulier dans l’aciérie ou la papeterie), chaque opportunité d’optimiser les coûts de l’énergie est bienvenue. Pour ces industriels, il est donc essentiel de flexibiliser leurs installations, afin de les rendre réactives à des conditions de marchés favorables. Plus encore, en exploitant l’intermittence de la production des renouvelables, les consommateurs participent directement à l’intégration de ces sources d’énergie, car ils adaptent dès à présent leur comportement à leur fonctionnement.

Si, pour l’heure, l’énergie est plus chère en Allemagne, c’est parce que le prix comprend les subventions au développement des filières renouvelables. Mais en réalité le coût de l’électron y est déjà moins cher. Une fois que les subventions ne seront plus nécessaires  et que les énergies vertes auront pris leur place, les prix seront à la fois plus bas et volatils. Il faut donc flexibiliser dès à présent les installations françaises et adapter les comportements de production et de consommation dans la perspective d’accueillir ce modèle.

François-Régis Déhéry, responsable technique du pôle « Agrégation et énergies renouvelables » de natGAS
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