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Un futur réseau de revalorisation de la chaleur perdue au Cern

Par Abdessamad Attigui. Publié le 1er février 2021.
Un futur réseau de revalorisation de la chaleur perdue au Cern
Ce réseau d'anergie contribuera à supprimer annuellement l’équivalent de 5 000 tonnes d’émissions de CO2. Crédits : Grand Genève/DR
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La chaleur du Cern (organisation européenne pour la recherche nucléaire) permettra de chauffer le futur quartier de la ZAC Ferney Genève Innovation. Cette innovation contribuera à réduire les émissions de CO2 en exploitant la chaleur perdue.

Un projet unique et innovant de récupération de chaleur du Cern a été signé mercredi 27 janvier par les acteurs du Grand Genève et de l’Ademe (agence de la transition écologique). Cette convention marque l’ouverture d’un réseau d’anergie qui permettra de réguler le nouveau quartier de Ferney-Voltaire, la ZAC Ferney Genève Innovation. Raccordé au Cern, ce réseau pourra revaloriser sa chaleur perdue et luttera contre les émissions carbones.
« Ce réseau innovant exploitera les rejets de chaleur issus de l’accélérateur de particules (LHC) du Cern et mettra à disposition de 20.000 personnes une énergie à plus de 55 % renouvelable. Cela contribuera à supprimer annuellement l’équivalent de 5000 tonnes d’émissions de CO2 », précise Vincent Scattolin, président de la SPL Territoire d’Innovation.

Cette infrastructure de 5 Km de longueur s’étendra du puits n°8 du Cern jusqu’à la douane de Ferney-Voltaire, et une extension est également envisagée vers Genève. Sa puissance est estimée à 24 MW, et desservira en chaleur la ville de Ferney-Voltaire (23 GWH/an) et la nouvelle ZAC de Ferney-Voltaire (20 Gwh/an), ainsi qu’en froid (6 GWh/an).

Pour réaliser cet innovant projet d’anergie, la collectivité est soutenue par une subvention de 11 millions d’euros de l’Ademe sur un investissement total prévu de 28 millions d’euros. Cette contribution du « fonds chaleur » de l’Ademe est la plus importante à l’échelle française pour l’année 2020. « Avec la technologie et la solidarité transfrontalière, on y arrive. On est en train d’écrire une nouvelle page. Ce projet est l’illustration que la transition écologique n’est ni un retour à la charrette ni à la lampe à huile. », indique Arnaud Leroy, président-directeur général de l’Ademe, dans un communiqué.

Comment fonctionne le réseau d’anergie ?

Contrairement aux réseaux de chauffage traditionnels à haute température qui ne font que transporter de la chaleur, le réseau d’anergie « repose sur un principe d’équilibre des échanges thermiques entre bâtiments ». Le réseau de basse température récupère l’énergie dite « fatale » issue des dispositifs de rafraîchissement et de refroidissement des activités économiques pour chauffer les logements.

Ce système repose également sur un stockage géothermique inter-saisonnier. Il est ainsi conçu pour stocker l’énergie qui est plus abondante pendant la période estivale afin de la restituer en hiver qui connaît une forte augmentation de la demande. En outre, ce projet thermique a pour objectif d’être en complémentarité avec une boucle d’autoconsommation photovoltaïque permettant d’accroître la part d’énergie renouvelable produite localement.

Par ailleurs, une seconde convention a été signée entre la SPL Territoire d’innovation, Dalkia et les Services Industriels de Genève (SIG). Celle-ci marque la détermination d’un nouveau cap en matière de coopération transfrontalière pour la transition énergétique, grâce à un projet de solidarité énergétique « entre le réseau de froid GéniLac et le réseau d’anergie en excédant de chaleur ».
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