Depuis la disparition des tarifs réglementés de vente du gaz, le 1er juillet 2023, la CRE publie chaque mois un prix repère de vente du gaz. Cet indicateur permet aux consommateurs de comparer plus facilement les offres proposées par les fournisseurs. Il ne constitue toutefois pas une offre commerciale à laquelle les particuliers peuvent directement souscrire.
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Au 1er octobre 2026, le PRVG atteindra en moyenne 182,88 €/MWh TTC, contre 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre, soit une progression de 6,3 %. Cette augmentation s’explique par la hausse des prix du gaz observée sur les marchés au mois d’août par rapport à juillet. Seule la composante liée à l’approvisionnement évolue au 1er octobre. Cette part repose principalement sur deux indices de marché : l’indice MA2, qui représente 80 % de l’approvisionnement, et l’indice QA, qui en représente 20 %. Pour le prix d’octobre, les références correspondent aux cotations enregistrées sur la plateforme EEX au cours du mois d’août.
Trois composantes dans le prix repère
Le prix repère de vente du gaz est constitué de trois grandes composantes : la fourniture, l’acheminement et les taxes.
La fourniture comprend notamment les coûts d’approvisionnement, mais aussi les coûts commerciaux, la prime de risque et la marge du fournisseur, ainsi que les dépenses liées aux certificats d’économies d’énergie (CEE) et à la production de biogaz.
L’acheminement correspond aux coûts liés aux réseaux de transport et de distribution ainsi qu’au stockage. Ces tarifs évoluent à différentes périodes de l’année, conformément aux décisions de la CRE.
Enfin, le prix intègre les différentes taxes appliquées au gaz naturel, notamment la CTA, la TVA et l’accise sur le gaz naturel.
5,28 euros de plus en moyenne sur la facture
Pour les consommateurs ayant souscrit une offre indexée sur le PRVG, la CRE estime que la hausse représentera 5,28 euros TTC supplémentaires en moyenne sur la facture du mois d’octobre. Les ménages bénéficiant d’une offre à prix fixe ne sont, eux, pas directement concernés par cette évolution. Ils représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à fin 2025. La CRE estime par ailleurs que, si la situation des marchés reste relativement stable jusqu’à la fin de l’année, la facture annuelle de gaz en 2026 pourrait être environ 10 % plus élevée qu’en 2025, soit une augmentation moyenne d’environ 120 euros TTC. Cette progression s’explique notamment par des prix relativement bas au début de l’année 2026. Au 31 mars 2026, 10,31 millions de ménages disposaient d’un contrat de gaz naturel en France.