Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
POLITIQUES

Nouveau label, nouveaux marchés ?

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2010
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Les professionnels français de la pêche réclament depuis longtemps un label public sur la pêche durable. Objectif : « insuffler une nouvelle dynamique à l'offre de produits de la mer pour stimuler le marché et permettre aux opérateurs de mieux valoriser leurs produits ». La loi Grenelle 1 annonçait cet écolabel « au plus tard en 2009 » ! Devenu plus prudent, le législateur n'a pas prévu d'échéance dans le second texte. En fait, le label ne verra le jour, au mieux, qu'en juin 2012, comme le révèle le compte rendu du dernier comité de pilotage conduit par FranceAgriMer sur la question qu'Environnement Magazine s'est procuré. Après avoir reçu en septembre un préprojet de référentiel commandé à Bureau Veritas, l'établissement public se lancera, dans une deuxième phase prévue de janvier à septembre, dans l'approfondissement de certains critères et la définition des modalités d'évaluation du référentiel. En attendant, plusieurs candidats potentiellement intéressés se sont tournés vers le Stewardship Council (MSC), paradoxalement soutenus par les pouvoirs publics... En outre, la lecture des échanges du dernier comité de pilotage montre l'absence de consensus et une certaine hésitation sur la sévérité des critères, notamment sur les aspects sociaux et de qualité sanitaire. « Il faudrait absolument pouvoir valoriser les pratiques actuelles en France, même si elles ne s'appuient que sur le niveau réglementaire », intervient ainsi la représentante de l'Union des armateurs de la pêche française, alors que celle du ministère de tutelle rappelle l'échec de la démarche d'Agriculture raisonnée qui n'allait pas au-delà des critères légaux. Ainsi, pour un consultant spécialisé, cet écolabel ne présentera « aucun intérêt marketing ». « Leur volonté est d'attribuer facilement le label à toutes les pêcheries françaises. La multiplication des allégations et labels ne peut que semer la confusion chez le consommateur. D'autant que, même s'il n'est pas encore assez exigeant sur le plan écologique et qu'il n'inclut pas de volet social, MSC commence à être connu en France... », renchérit Emmanuel Buovolo, chez Greenpeace. Les consommateurs seront-ils au rendez-vous ? « Oui, si la démarche est relayée par les leaders d'opinion et les médias, répond-on chez FranceAgriMer. Les premiers résultats d'une étude nationale portée par l'Association du grand littoral atlantique sur trois espèces pilotes semblent assez favorables. Nous lancerons en plus une campagne de presse et de communication. » L'obtention d'un label est cependant une démarche longue et coûteuse. Les producteurs certifiés devront donc augmenter leurs parts de marché ou leurs prix. C'est justement l'hippocampe de bataille des ONG qui estiment que seul un juste prix du poisson conduira à une pêche durable. « Plutôt que des labels, mieux vaut mettre en avant la provenance des prises et le type de pêche pour valoriser les produits du terroir et les circuits courts », considère Ludovic Frère, à la Fondation Nicolas Hulot.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Loi NOTRe : quand le législateur défait ce qu’il avait construit
Loi NOTRe : quand le législateur défait ce qu’il avait construit
Décryptage | L'épargne au service d'une économie verte
Décryptage | L'épargne au service d'une économie verte
Tribune | Investir pour le climat : une opportunité économique majeure
Tribune | Investir pour le climat : une opportunité économique majeure
PLF 2026 : des inquiétudes sur la trajectoire écologique du budget
PLF 2026 : des inquiétudes sur la trajectoire écologique du budget
TOUS LES ARTICLES POLITIQUES
Les plus lus