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POLITIQUES

Les rhizomes de la discorde

LA RÉDACTION, LE 1er FÉVRIER 2011
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« Sur cette affaire, nous n'avons pas réussi à faire jouer la concertation locale », reconnaît Gaël Virlouvet, responsable de l'éthique des partenariats chez France nature environnement ( FNE). Début décembre, un premier échange entre les associations environnementales et des représentants de Lafarge Ciments est pourtant organisé sur le site de Martres-Tolosane, que le groupe exploite depuis près de cinquante ans. Cette prise de contact n'aboutira pas au consensus espéré autour de la protection des 17 ha d'Iris gramineae menacés par l'extension des carrières. Obtenu en 2003, l'arrêté préfectoral programmant le développement de l'exploitation ne prenait pas en compte la présence de ces fleurs classées espèce protégée seulement un an plus tard. Lafarge formule donc, en mai 2009 à la préfecture de Haute-Garonne, une demande de dérogation pour transplanter les rhizomes. Celle-ci est acceptée fin 2010, malgré l'avis négatif du Conseil national de protection de la nature. « Théoriquement, le préfet ne devrait l'accorder que pour une raison impérative d'intérêt public majeur », précise Raymond Léost, responsable juridique chez FNE. « Entre 17 ha d'iris et 800 emplois, c'est sans état d'âme ! tranche Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture. À partir du moment où le groupe s'est engagé sur la protection de l'espèce, avec le déplacement des 17 hectares et le suivi de la transplantation, nous n'avions pas de raison de refuser. » Et Lafarge d'insister, qu'il ne s'agit pas de compensation mais d'une légère réduction de ses impacts. « En facilitant le recours des industriels au système dérogatoire, les préfets favorisent le duo destruction-compensation plutôt que l'évitement des impacts sur la biodiversité. Nous réfléchissons à saisir le tribunal administratif pour mieux encadrer ces procédures », avertit Raymond Léost.


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