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Les Etats généraux de l'alimentation se clôturent après cinq mois de travaux

Les Etats généraux de l'alimentation se clôturent après cinq mois de travaux
Par Eva Gomez, le 21 décembre 2017.
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Lancés officiellement fin juillet dernier, les Etats généraux de l’alimentation en viennent à leur conclusion. Après les deux chantiers – sur le développement économique et sur la durabilité de l’agriculture – les ateliers régionaux et la consultation publique, le gouvernement annonce notamment l’élaboration d’une feuille de route pour 2018.

Les Etats généraux de l’alimentation se clôturent ce jeudi 21 décembre, après plus de cinq mois d’ateliers, débats, consultations et événements régionaux. Au total, 74 événements ont été organisés dans les territoires ainsi que 14 ateliers nationaux, réunissant 700 participants. Les contributions de la consultation publique ont été au nombre de 16.918 et ont recueilli 163.453 votes. Alors que le premier chantier de ces Etats généraux concernant l’économie agricole, « a été ponctué le 11 octobre par le Président de la République à Rungis », comme le rappelle le ministre de l’agriculture Stéphane Travert, cette journée fait le bilan du deuxième chantier : pour une alimentation saine, durable et sûre.

« Aujourd’hui, nous allons donc tirer les conclusions de ces Etats généraux de l’alimentation. Le gouvernement a dressé une feuille de route basée sur les recommandations que vous avez formulées et qui ont fait l’objet de débats, parfois intenses, au sein des ateliers », a indiqué Stéphane Travert. Cette feuille de route « nous engage collectivement sur l’économie des filières agroalimentaires, sur la prise en compte de l’alimentation comme déterminant majeur de la santé, sur la transition écologique des filières agricoles, sur la solidarité à l’égard des plus démunis et sur des relations de qualité entre acteurs économiques, consommateurs et citoyens », a précisé le ministre. Par ailleurs, il a confirmé qu’une loi traduirait les conclusions de ces Etats généraux de l’alimentation, avec une « rénovation du cadre des négociations commerciales », « des décisions en matière de bien-être animal ou encore contre le gaspillage alimentaire ».

Renforcer la qualité, la surveillance et l’information au consommateur

Parmi les annonces à retenir : l’élaboration d’un plan « Ambition bio » au premier semestre 2018, qui établira des objectifs à l’horizon 2022. Lors de son discours de clôture, le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué que le gouvernement était prêt « à reprendre à son compte l’objectif de 15% de surface agricole utile française en 2022, contre 6% aujourd’hui ». Pour cela, « le montant des aides prioritaires, leur financement par l’Etat, les Régions, les Agences de l’Eau, le fonds européen FEADER, la contribution des filières et des consommateurs au développement du secteur et au financement de l’agriculture biologique », seront réévalués et analysés. Autres mesures envisagées : la modification du programme Ecophyto, la précision des modalités de mise en œuvre du calendrier d’élimination progressive des pesticides d’ici la fin du premier trimestre 2018, ou encore la simplification de la coordination de la recherche-développement entre l’Inra, les instituts techniques et les chambres d’agriculture. L’objectif de 50% de produits bio en restauration collective à l’horizon 2022 a été rappelé, ainsi que les grandes lignes de travail concernant le bien-être animal telles que le renforcement des sanctions pénales. « Nous passerons ainsi de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende à un an et 15.000 euros d’amende », a précisé Edouard Philippe.

Par ailleurs, afin de renforcer la qualité des produits, le gouvernement annonce le renforcement des plate-formes d’épidémiosurveillance, des contrôles, et de la coordination européenne contre les fraudes alimentaires. Enfin, la problématique de l’information au consommateur a également été soulignée : il s’agit d’actualiser les repères nutritionnels, les signes de qualité, de renforcer l’information sur la traçabilité des produits ou encore la prévention contre le gaspillage alimentaire.

Réduire la consommation de viande

Les contributions de la consultation publique témoignent d’une volonté d’amélioration de l’information des consommateurs, mais aussi de renforcer le bien-être animal et le développement de l’agriculture biologique. La contribution la plus soutenue par les organisations propose de « mettre en place un étiquetage obligatoire du mode d’élevage et d’abattage pour tous les produits carnés, laitiers et ovo-produits, sur le modèle des oeufs ». Les citoyens ont pour leur part plébiscité la proposition « d’alternative végétales dans la restauration collective et la promotion de l’alimentation végétale afin de réduire progressivement la consommation de viande » et « proposer un véritable plan de transition progressive vers l’agriculture biologique ». La sortie des pesticides et en particulier du glyphosate, ou encore le financement de la transition vers l’agroécologie ont également réuni beaucoup de votes.

Les agriculteurs inquiets

Cependant, les agriculteurs interpellent Emmanuel Macron à propos de son discours prononcé à Rungis : « Le changement de logiciel proposé pour penser l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation a été en grande partie confié aux interprofessions qui devaient rédiger des plans de filière. Ces outils ne sont pas à la hauteur de l’objectif fixé. Nous sommes aujourd’hui très inquiets car, du côté des actes, se profile plutôt la suppression de la réglementation OGM, la non-régulation des prix agricoles ou encore la suppression des aides pour l’agriculture bio ou de montagne », indique la Confédération paysanne dans un communiqué. Elle estime qu’il faut que « les cinq milliards d’euros annoncés à Rungis soient orientés vers la transition agricole et la construction d’outils collectifs de transformation et de logistique de proximité. Ces investissements permettront une montée en gamme et une relocalisation de notre agriculture. Nous avons également besoin d’aménagements réglementaires. Les normes sont aujourd’hui construites au seul bénéfice des industries agroalimentaires, au détriment de produits fermiers et de qualité ». La Confédération paysanne, qui attend de voir « comment les résultats vont être traduits », espère que le lien sera fait entre les deux chantiers des Etats généraux. A noter que Nicolas HUlot, qui devait intervenir en fin de matinée, ne s’est finalement pas rendu à la journée de clôture.
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