PME indépendante spécialisée dans la gestion et le traitement des eaux pluviales en milieu urbain et industriel, Saint Dizier environnement a développé, depuis quarante ans, de nombreuses innovations, avec une démarche basée sur la caractérisation des effluents et la définition de filière adaptée à chaque projet. Les techniques proposées sont basées sur la décantation lamellaire. Elles peuvent être associées selon les besoins à un procédé de filtration gravitaire breveté qui retient par absorption et adsorption la pollution dissoute et les micropolluants. Ces solutions permettent de traiter des bassins-versants de plusieurs hectares. Depuis 2012, l'entreprise propose également une unité de traitement des eaux pluviales à la source, Stoppol, qui assure le dégrillage et la décantation des eaux de ruissellement et intègre dans sa version 10 CKF le piégeage des micropolluants par filtration. Cette solution a été certifiée en Allemagne pour le traitement à la source des eaux pluviales pour des surfaces allant jusqu'à 1 000 m2 . Le Stoppol peut compléter un traitement par techniques alternatives pour gérer les eaux pluviales au plus près de leur impact. Cette gestion intégrée est devenue incontournable pour lutter contre les inondations et alimenter les nappes phréatiques, mais elle doit également sécuriser les milieux à l'égard des micropolluants.
Les nombreuses références en France et à l'export de Saint Dizier environnement illustrent sa capacité à répondre aux projets des collectivités en milieu urbain (routes, voiries, parkings…) et au traitement des eaux de ruissellement dans les sites industriels, avec des applications dans le recyclage des déchets, les activités de carénage, aéroportuaires, portuaires. C'est ainsi que, depuis août 2015, l'entreprise mène un projet de gestion et de traitement des eaux pluviales pour le port de Montoir-de-Bretagne (44). Au pied du pont de Saint-Nazaire, les travaux du poste roulier no 3 sont en cours, avec la construction d'un nouveau terminal qui pourra accueillir des navires de 200 mètres de long transportant des voitures ou des semi-remorques. À terme, 20 000 remorques et 100 000 véhicules traverseront l'installation chaque année. Les travaux du terminal roulier représentent un investissement de 15 millions d'euros. L'entreprise Charier TP a été l'adjudicataire de ce marché, et Saint Dizier a réalisé la fourniture des ouvrages en qualité de sous-traitant en septembre et octobre 2015. Afin de pouvoir traiter les quatre sous-bassins versants d'une surface unitaire de 4,15 ha, quatre décanteurs dépollueurs de la gamme Utep (unité de traitement des eaux pluviales) doivent être installés sur le réseau séparatif. Le choix de ce procédé par décantation à contrecourant sur nids-d'abeilles s'est avéré intéressant pour piéger les matières en suspension (MES) entre 30 à 40 microns, vecteurs de la pollution des eaux pluviales. Les polluants type DCO, métaux lourds, hydrocarbures et HAP sont en effet fixés sur les plus fines MES. Chaque ouvrage doit accepter un débit d'eaux d'origine pluviale de 3 586 m3 /h et traite un débit de 720 m3 /h en conformité avec le cahier des charges. Ce débit de traitement correspond à 48 l/s par hectare, et il est donc confortable au regard de la valeur guide de 40 l/s préconisée dans la charte du Syndicat des fabricants d'ouvrages préfabriqués pour la dépollution des eaux pluviales (ISGH), dont Saint Dizier environnement est adhérent. En l'absence de normes sur les eaux pluviales, l'ISGH a élaboré en 2011 une charte basée sur une méthodologie de dimensionnement et de conception de décanteurs dépollueurs. Celle-ci définit pour les applications urbaines (routes, autoroutes, voiries, parkings…) les critères dimensionnels en matière de débit de traitement, de charge hydraulique superficielle, de stockage en boues et flottants et les exigences inhérentes à la construction pour une exploitation aisée et un ouvrage durable.
Dans ce projet, les décanteurs dépollueurs comprennent un déversoir d'orage sec à débit régulé, équipé d'un régulateur de débit dimensionné pour éviter toute surverse en dessous du débit nominal fixé à 200 l/s. La sur-verse des eaux excédentaires se fait à l'extérieur de l'ouvrage par un réseau de 800 mm de diamètre. L'ouvrage comprend aussi une chambre de dessablage et de rétention des éléments grossiers et déchets flottants, équipée d'un dégrilleur à barreaux, d'une capacité de 2 m3 /ha imperméabilisé. Puis intervient une décantation à contre-courant sur des nids-d'abeilles en polypropylène ; la circulation des MES et des eaux y est opposée. Les goulottes de reprise des eaux décantées sont situées au-dessus des structures en nids-d'abeilles et garantissent une parfaite répartition du flux hydraulique. La charge hydraulique superficielle retenue pour ces ouvrages est de 1 m/h en lien avec les exigences de performance du cahier des charges (85 % d'abattement sur les MES). Une chambre de stockage des boues complète l'ouvrage, caractérisée par une grande hauteur sous les structures en nids-d'abeilles afin d'assurer une rétention efficace et durable des boues de 3 m3 /ha imperméabilisé. Des colonnes d'extraction des boues sont placées dans la chambre afin de faciliter les opérations annuelles de curage et de vidange. Enfin, un dernier compartiment est dévolu à la rétention des liquides légers comme les hydrocarbures libres.
Quatre puits d'accès ont été positionnés sur ces ouvrages pour permettre un suivi et une exploitation aisés. De plus, des dispositifs d'alarme de détection des boues et des hydrocarbures alimentés par panneaux solaires seront mis en place. Lorsqu'un seuil en polluants sera atteint, l'exploitant sera alerté par un signal transmis par GSM. Ils seront mis en service début 2016, et les alertes seront alors transmises au port.