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Les pneumologues plaident pour le désinvestissement français des énergies fossiles

Par Laurence Madoui. Publié le 7 septembre 2018.
Les pneumologues plaident pour le désinvestissement français des énergies fossiles
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L’élimination progressive des combustibles fossiles « est chose possible si la volonté politique existe », affirme la « Déclaration de Paris sur le climat, l’environnement et la santé respiratoire », adoptée à quelques jours du congrès européen de pneumologie.

Des associations de pneumologues et de patients1 appellent les pouvoirs publics à s’inspirer de l’Irlande, en adoptant un « Fossil Fuel Divestment Bill » à la française qui interdirait tout investissement dans les énergies fossiles. La « Déclaration de Paris sur le climat, l’environnement et la santé respiratoire », adoptée en amont du congrès européen de pneumologie (15-19 septembre à Paris), invite à « faire preuve d’un fort volontarisme politique en matière d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables » - à l’exclusion toutefois de la biomasse « qui a des effets néfastes sur la santé respiratoire ».

La pollution de l’air par les particules fines entraîne 48 000 décès prématurés par an (selon Santé publique France) et son coût sanitaire est évalué entre 20 et 30 milliards d’euros (Commissariat général au développement durable).

« Conséquences irréversibles »

Si la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici 2022 et le plan « Climat Air Energie » de la ville de Paris - qui vise la fin des moteurs diesel en 2024 et la neutralité carbone en 2050 - sont qualifiés d’encourageants, les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre engagées par la France sont globalement jugées « nettement insuffisantes ». « Des prises de décision tardives, pour limiter les gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques à courte durée de vie, auront des conséquences irréversibles sur la santé de tous les citoyens », alertent les sociétés médicales et les ONG. Paris doit se donner les moyens de « respecter les limites de qualité de l’air fixées par l’Organisation mondiale de la santé ou, tout du moins, par la Commission européenne ». La Déclaration adoptée le 7 septembre rappelle qu’en mai 2018, la France a été traduite devant la Cour européenne de justice pour dépassement des seuils de dioxyde d’azote fixés par la Commission.

Le document s’inscrit dans la lignée de la Déclaration ministérielle de Marrakech de 2016 sur la santé, l’environnement et le climat, qui attribue près du quart du coût mondial des maladies, et environ 12,6 millions de décès, à des facteurs environnementaux modifiables. Environ 30% de la population mondiale (petits États en développement, régions côtières ou mégalopoles) est menacée par des pics de chaleur mortels, précise la Déclaration de Paris. Une étude menée en Norvège et en Suède, présentée dans le cadre du congrès, montre une association significative entre les arrêts maladie et la pollution aux particules fines à laquelle la population a été exposée vingt ans plus tôt.

Les organisateurs de la manifestation proposent aux Parisiens, les 14 et 15 septembre, des mesures du souffle sur le parvis de l’Hôtel de ville. « Nos moyens de lobbying sont faibles, nous misons sur la pédagogie en direction du grand public », observe le professeur Anh Tuan Dinh-Xuan, président du congrès.


1 : European Lung Foundation, European Respiratory Society, Fédération française des associations et amicales de malades, insuffisants ou handicapés respiratoires, Fondation du souffle, Société de pneumologie de langue française.
Wikimedia Commons / DR
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