Du moins pour le gisement ménager : sur 16 kg de déchets par an et par habitant, la directive européenne de 2003 demande que les Etats en collectent et valorisent 4 kg/hab/an. Le ministère de l’Ecologie fixait à ce 15 novembre le démarrage logistique et financier de cette filière autour de laquelle quatre éco-organismes se sont structurés : Ecologic, Eco-Systèmes, ERP et Récylum, la filière des DEEE professionnels s’organisant plutôt en systèmes de reprise individuels, si l’on excepte Recy’stem Pro. Ces éco-organismes perçoivent de leurs marques adhérentes, les marques de lampes et ampoules pour Récylum, une contribution censée couvrir les coûts de collecte sélective et de traitement (par réemploi, recyclage ou incinération). Ces coûts varient de 0,01 euro pour un téléphone portable à 13 euros pour un réfrigérateur, selon le Medd. Et ce, par le truchement d’un « organisme coordonnateur », OcaD3E, qui fait office de guichet unique pour les collectivités locales à qui il revient de collecter et mettre à disposition ces déchets. Le Smitom de Haguenau-Saverne, par exemple, percevra ces soutiens d’ERP. Les magasins sont eux aussi impliqués dans la filière : ils doivent reprendre les appareils usagés à raison d’un vieux pour un neuf. Premier bilan dans quelques mois.Guillaume MaincentCliquez ici pour découvrir et vous abonner à Environnement Magazine.Cliquez ici pour consulter le registre des producteurs tenu par l’Ademe.Cliquez ici pour écrire à la rédaction d’Environnement Magazine.