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Deee professionnels : des solutions existent

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2007
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
En théorie, un DEEE professionnel n'a rien à voir avec un DEEE ménager. Hormis les lampes à décharge, que la réglementation embrasse toutes sous la même catégorie (ménager), chaque gisement est juridiquement différent. Ainsi, pour les DEEE professionnels, la responsabilité du producteur ne s'applique que pour les mises sur le marché postérieures au 13 août 2005, laissant la charge de la gestion des déchets antérieurs au détenteur, « sauf s'il en a convenu autrement avec le producteur ». Comme le gisement professionnel affiche une longue durée de vie (parfois jusqu'à trente ans), les tonnages des années à venir seront essentiellement le fait des appareils mis sur le marché avant, donc à la charge du détenteur. Lequel n'a ni accès à un réseau de distribution qui appliquerait la règle du « un pour un » prévalant côté ménager, ni aux déchèteries du service public. Cela explique que sur ce marché, les solutions d'adhésion collective à un éco-organisme collectant les écoparticipations ne se soient pas encore déployées. À l'exception notable de Recy'Stem Pro, pionnier mais toujours dépourvu d'agrément ministériel. « Les discussions sont au point mort, indique Emmanuel Beaurepaire, son gérant. Mais le ministère semble s'orienter vers un système qui se passe d'agréments. » Cet éco-organisme, à l'origine conventionné pour les piles et batteries, revendique une cinquantaine de marques adhérentes, essentiellement de la monétique, de l'appareillage médical, de la distribution automatique, du gros froid de restauration, de l'outillage électrique, de l'optoélectronique, des fontaines réfrigérantes et des instruments de mesure. Il vient de signer avec le Syneg, le syndicat des cuisines professionnelles. « Leurs mises sur le marché atteignent 20 000 t/ an. Et le gisement de DEEE 2 000 t/ an », chiffre Emmanuel Beaurepaire. Traiter en direct Les trois éco-organismes des DEEE ménagers ne cachent pas leur intention de mordre sur le marché des DEEE professionnels, mais ils y vont prudemment. « On aura essentiellement des filières individuelles ; on passera à des solutions mutuelles plus tard », reconnaissait le président d'Ecologic peu avant le 15 novembre 2006, date de lancement de la filière pour les DEEE ménagers. « Le gisement n'est pas encore là, poursuit le directeur général d'Eco-Systèmes. On se positionne sur les produits qu'on traite déjà comme produits ménagers. » Tous préparent une offre reposant sur leurs prestataires de collecte actuels, qui iraient enlever le déchet professionnel à la demande et moyennant finance (au contraire du déchet ménager, où l'éco-organisme rémunère le point de collecte). En attendant, rien n'empêche un détenteur professionnel, voire un producteur, de traiter en direct avec un collecteur, à l'image d'Alcatel, qui a choisi Veolia pour le vieil équipement téléphonique professionnel à sa marque. La seule initiative collective d'ampleur significative est à mettre au compte des professionnels du matériel de soudage, qui se sont groupés en GIE pour offrir aux utilisateurs de leurs appareils une solution de collecte, par eux-mêmes, et de traitement, par Veolia. Les dentistes sont sur le point de les imiter, et s'affairent autour d'un « Recydent ». Enfin, on ne saurait oublier que l'ancêtre de la filière DEEE est la « logistique inverse » inventée par les grandes marques de bureautique et d'informatique professionnelle, qui jadis avaient leur propre unité de démantèlement (comme Bull et IBM) voire l'ont encore (comme Canon près de Rennes), et ont su créer une culture de la restitution après usage grâce aux formules de leasing sous lesquelles elles commercialisent leurs produits professionnels. Qui plus est, elles furent pionnière dans le réemploi, en réparant et reconditionnant des machines à l'identique (des photocopieurs par exemple) ou en les démantelant pour extraire des pièces d'occasion utiles à d'autres.


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