Le Symevad, syndicat mixte regroupant trois intercommunalités du Nord et du Pas-de-Calais avec la compétence traitement des déchets pour 313 000 habitants, lance un programme de réduction à la source dont l'échéance est la fin de l'année prochaine. Cette collectivité se raccroche là au programme transfrontalier Reduce, lancé il y a quelques années sous l'égide de l'association wallonne Espace Environnement (lire EM n° 1620 p. 25) avec quatre partenaires : l'intercommunalité de Charleroi, la communauté urbaine de Dunkerque, la communauté de communes Artois Comm, à Béthune, et un partenaire anglais qui a laissé tomber. C'est ce dernier que le Symevad remplace, mais les délais sont désormais serrés, d'autant que le syndicat compte à peine un an d'existence. « Nous jouons sur le long terme, explique Sébastien Chapelet, son directeur. Notre objectif est de stabiliser la production de déchets en 2015 au niveau de 2005, à 205 000 t au lieu de 250 000 si on garde la tendance actuelle. » Pour cela, le plan décline cinq volets. D'abord du compostage domestique, avec matériel offert et formation de maîtres composteurs bénévoles. « Nos cités minières avec petit potager individuel s'y prêtent bien », commente Sébastien Chapelet. Ensuite du réemploi : abandon du ramassage des encombrants en bennes tasseuses pour orientation du flux réemployable en ressourceries, guide de la réparation, carnet d'adresses des bourses aux livres ou aux vêtements, etc. Suit un volet sur le comportement du consommateur, avec un suivi de foyers tests, une sensibilisation au suremballage, des stands en magasins et, nouveauté, des rencontres entre consommateurs et producteurs. Puis un volet déchets des administrations (collèges, sous-préfecture, services centraux de l'agglo), avec accent sur les achats verts et le comportement au bureau. Le thème des déchets non ménagers clôt le programme, avec la mise à l'étude de la redevance spéciale. Un sujet délicat, à quelques mois des élections municipales...