Les 358 communes adhérentes du Syndicat de traitement des déchets d'Ardèche-Drôme (Sytrad) ont lancé, en septembre, les travaux de trois centres de tri qui ouvriront dans un an. Le centre d'Étoile (18,7 millions d'euros) recevra 80 000 t/an d'ordures ménagères, celui de Saint-Barthélémy-de-Vals (12,7 millions d'euros) 40 000 t et celui de Beauregard-Barret (12,6 millions d'euros) 30 000 t. Les biodéchets des collectes sélectives seront compostés sur place et stockés dans un espace confiné. Les deux chambres d'agriculture évaluent l'utilisation de compost sur la qualité des sols et les productions agricoles. Le combustible et les métaux récupérés devraient aussi être vendus, la fraction résiduelle étant enfouie. Le Sytrad, qui lancera début 2008 l'appel d'offres pour un exploitant commun, imposera à ce dernier sa charte QSE : aucun rejet d'eaux de process dans le milieu naturel, chargement et traitement des déchets sous bâtiment clos équipé d'un groupe électrogène de secours et mis en dépression avec air filtré sur biofiltre, etc. En amont, une démarche HQE a été imposée aux entreprises intervenant sur le chantier, afin d'expérimenter une future certification propre aux bâtiments industriels. « Nous avons déjà eu les deux premiers audits », se félicite la directrice, Coralie Sassolat. L'opération n'a pourtant pas émergé sans difficulté : sur la base du plan interdépartemental d'élimination des déchets de 1995, les élus avaient opté en 1999 pour la construction d'un centre de tri, d'un incinérateur et d'une unité de méthanisation. D'appel d'offres infructueux en contestations judiciaires et en échéances électorales, ces projets ont avorté.