Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
RECYCLAGE

La timide percée des bouteilles en pla

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2007
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Une étude rendue publique cet été par le cabinet britannique Zenith International évalue à 23 millions d'euros le marché mondial des bouteilles plastique compostables en 2006. Le compostable laisse entrevoir un autre traitement en fin de vie que le recyclage matière ou l'incinération, sous réserve que le consommateur sache les séparer des autres bouteilles plastique et qu'on oriente ce flux vers des centres spéciaux (lire EM n° 1655 p. 32). Mais son premier atout, c'est son origine renouvelable : ces bouteilles sont en PLA, un acide polylactique issu du maïs dont le principal fabricant est l'américain Cargill, fort d'une capacité de production de 140 000 t/an. Zenith évalue à 10 millions de litres le volume embouteillé avec cette matière en 2006. Une goutte d'eau sur l'immense marché du conditionnement des liquides alimentaires, mais en progression de 150 % par rapport à 2005. Zenith lui prédit 135 millions de litres embouteillés en 2011, mais avertit : « Ce marché ne mûrira pas sans soutien politique, en particulier des réductions de taxes ». De plus, certaines difficultés techniques, aujourd'hui résolues en sacherie (sacs à biodéchets, sacs de caisse), subsistent encore en soufflage. À commencer par la température de transition vitreuse, de 20 °C inférieure au PET, et le maintien des propriétés barrière : la bouteille en PLA est une passoire pour les sodas ou les eaux gazeuses. Et « il faut tenir compte de la concurrence d'autres matériaux à image environnementale forte, comme le PET recyclé », poursuit Zenith. La bouteille en PLA conditionne certaines eaux aux États-Unis, sous la marque Biota (en faillite depuis !), au Canada et, depuis peu, en Grande-Bretagne. En France, elle fait l'objet d'une veille technologique soutenue, portée par l'envolée du cours des résines pétrochimiques, chez les équipementiers de l'embouteillage, tel Sidel, comme chez les marques de boissons elles-mêmes. Ainsi Jolival, un embouteilleur d'eau charentais, se dit tenté par le PLA pour les marchés de niche, comme les eaux vendues en magasin bio, et les marchés spéciaux, comme les hôpitaux (lire EM n° 1660 p. 12).


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Paprec signe un contrat historique : 1,3 milliard
Paprec signe un contrat historique : 1,3 milliard
Tribune | La gestion des déchets, test de vérité des municipales 2026
Tribune | La gestion des déchets, test de vérité des municipales 2026
REP emballages professionnels : un cadre désormais stabilisé, des enjeux colossaux à relever
REP emballages professionnels : un cadre désormais stabilisé, des enjeux colossaux à relever
Tribune | PPWR : l’emballage n’est plus seulement une question de matière… mais de responsabilité
Tribune | PPWR : l’emballage n’est plus seulement une question de matière… mais de responsabilité
TOUS LES ARTICLES RECYCLAGE
Les plus lus