La lampe basse consommation va-t-elle remplacer définitivement la vieille ampoule à incandescence, qui chauffe plus qu'elle n'éclaire ? Dans plusieurs pays, c'est en cours : Hong Kong a interdit les lampes à filament, l'Allemagne prévoit de le faire en 2009, l'Australie en 2010, la Californie et plusieurs provinces du Canada envisagent une mesure similaire. En France, l'interdiction à l'horizon 2010 figurait au nombre des propositions soumises au Grenelle de l'environnement. Mais l'obligation viendra sans doute de l'Europe. Cependant, quelle en serait la portée ? Symboliquement forte, mais économiquement faible, car l'éclairage ne représente que 14 % de la consommation électrique des ménages hors chauffage. L'éclairage industriel, et surtout l'éclairage communal, représente un gisement d'économies bien supérieur. De plus, les lampes basse conso ne s'installent pas partout : elles se prêtent mal aux pièces où on allume et éteint souvent, comme les couloirs. Et se pose un autre casse-tête : les lampes fluorescentes sont des déchets dangereux car contenant du mercure, et ne doivent pas être jetées à la poubelle. Dans les faits, combien de consommateurs rapportent effectivement les leurs à la déchèterie ou au magasin, dans le cadre de la filière de recyclage orchestrée par l'éco-organisme Récylum ? Enfin, faut-il se méfier du champ électromagnétique généré par le ballast, comme le pensent ceux qui, de la même manière, redoutent les ondes Wi-Fi ou de la téléphonie mobile ?