Depuis 1990, le conseil général des Landes s'occupe du nettoyage des 106 kilomètres de plages du département, de la collecte mais aussi du transport des déchets, de leur tri et de leur éventuelle valorisation. Une compétence qui absorbe chaque année 1,7 million d'euros dont la moitié à sa charge. Pour réduire l'impact de ces opérations sur l'environnement et éviter de perturber un écosystème fragile, la collectivité a décidé, depuis 2004, de ne plus intervenir à moins de cinq mètres des dunes et de remplacer le criblage par du ratissage mécanique pendant la saison hivernale. Il envisage également de supprimer tout nettoyage mécanique au profit d'un ramassage manuel des déchets sur ses six zones littorales classées Natura 2000, soit une vingtaine de kilomètres de plage. Une expérimentation va se dérouler pendant un an sur une zone d'un kilomètre située en avant des étangs de la Maouillère sur le secteur de Mimizan. « Nous collecterons les déchets anthropiques, mais nous laisserons sur place les déchets naturels comme le bois, les algues... afin de favoriser la présence de cloportes, papillons et autres puces de mer », note Lionel Fournier, responsable de l'espace littoral à la direction de l'environnement du conseil général. Dans cette perspective, les Landes ont sollicité le concours de l'État qui participerait à hauteur de 30 % aux dépenses estimées à quelque 25 000 euros, un tiers de plus qu'avec les méthodes classiques.